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Nulle p’art ailleurs: place au talent de toutes origines

Tohu
JMTL Nulle p’art ailleurs, aura lieu en partie à la Tohu du 16 au 18 septembre.

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C’est dans le but d’offrir une vitrine d’envergure aux artistes montréalais issus de communautés culturelles diverses que l’organisme Diversité artistique Montréal (DAM) a mis sur pied l’événement Nulle p’art ailleurs, qui se tiendra du 16 au 18 septembre à la TOHU.

Ouvert gratuitement, ce rassemblement unique mettra en lumière le talent de 115 artistes œuvrant dans des disciplines variées comme la danse, la musique et les arts du cirque.

Une exposition d’art visuel comprenant 300 œuvres réalisées par 55 artistes sera également présentée grâce à la collaboration du Musée des beaux-arts de Montréal, qui chapeautera cette portion de l’événement.

«Nous avons créé un événement dans lequel nous allons montrer des gens qui sont invisibles, la plupart du temps, a déclaré Jérôme Pruneau, directeur général de DAM. Nous allons présenter des œuvres contemporaines pour casser le cliché qui veut que tout ce qui vient d’ailleurs soit exotique ou folklorique. Nous voulons que les gens découvrent de nouveaux artistes.»

SENSIBILISATION

DAM, qui célèbre son dixième anniversaire cette année, a pour mission d’aider les artistes dits de la diversité (qui, pour la plupart, sont immigrants) à redémarrer leur carrière au Québec.

«Nous ne travaillons qu’avec des artistes professionnels, a expliqué Jérôme Pruneau, précisant que 930 artistes ont sollicité leur aide, au cours de la dernière décennie. Ils se retrouvent souvent confrontés à un manque de connaissance du milieu. De plus, ils n’ont pas de réseau. Nous sommes là pour les accompagner.»

En plus de mettre en place divers programmes et partenariats, l’organisme s’est également donné pour mission de sensibiliser la société québécoise à l’apport des nouveaux arrivants.

«L’identité québécoise passe aussi par l’inclusion de nouveaux récits, de nouveaux imaginaires [...] Quand les gens ne se voient pas dans un milieu, ils ne s’y identifient pas. Il n’y a donc pas de sentiment d’appartenance qui se crée. C’est pour cette raison qu’ils n’y participent pas. Ils ont souvent l’impression qu’ils ne sont pas bienvenus. C’est ce cercle qu’il faut briser.»