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Couche-Tard achèterait Dépanneur du coin

Couche-Tard
Photo d'archives

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L’action de CST Brands, la maison-mère de la chaîne Dépanneur du coin, a bondi de 18 % sur le marché new-yorkais, hier. Les investisseurs se sont rués sur le titre du détaillant après que l’agence Reuters eut affirmé qu’Alimentation Couche-Tard et 7 Eleven faisaient équipe pour acquérir la compagnie américaine.

Les deux entreprises ne sont pas seules sur les rangs. Elles affronteraient plusieurs prétendants, dont Blackstone et Apollo Global Management. CST exploite 1200 magasins aux États-Unis et 900 au Canada, sous les enseignes Corner Store et Dépanneur du coin.

La porte-parole d’Alimentation Couche-Tard a refusé de confirmer l’intérêt de la multinationale québécoise pour une partie des actifs de CST Brands.

«Il s’agit de spéculations. Nous ne commentons pas les spéculations», a dit à Argent Karen Romer, directrice des communications globales de la compagnie.

Le titre de CST Brands a terminé la séance à 44,95 $, en hausse de 6,93 $ (plus de 18 %). CST est une ancienne filiale de la pétrolière américaine Valero (Ultramar au Québec), qui a été essaimée en 2013. L’année dernière, le détaillant a enregistré des revenus de 11,4 milliards $.

Fractionnement

Le gestionnaire de portefeuilles Cimon Plante ne serait pas surpris de voir Couche-Tard réaliser une telle transaction, en fractionnant le réseau de CST avec un partenaire afin de respecter les règles de concurrence.

«CST est une marque intéressante, qui est très bien gérée. C’est une entreprise qui vaut un peu plus de 3 milliards $, alors que les flux de trésorerie de Couche-Tard atteignent 1,7 milliard $. Couche-Tard peut se permettre cette acquisition, sa dette à long terme atteint seulement 3 milliards $ et la compagnie en vaut 33 milliards», a expliqué l’expert, affilié à la Financière Banque Nationale.

Alimentation Couche-Tard est présente dans une vingtaine de pays à travers le monde. Son réseau compte près de 11 700 dépanneurs, qui ont généré un chiffre d’affaires de 34,5 milliards l’an dernier et des profits de 933,5 millions $.