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Dette québécoise: les dépenses gouvernementales ne seraient pas en cause

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MONTRÉAL - La taille importante de la dette publique québécoise serait attribuable non pas à des dépenses gouvernementales hors de contrôle, mais à l’impact de la politique monétaire canadienne et à l’application de politiques néolibérales, selon une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Intitulée «Quelles sont les causes de l’endettement public du Québec ?», l’étude diffusée jeudi soutient que les éléments centraux qui ont causé la hausse de l’endettement du Québec sont «la politique monétaire restrictive du Canada pendant les années 1980 et le virage idéologique qu’a connu l’État québécois de 1982 à aujourd'hui».

Les auteurs ont étudié des données «comparables entre elles» de la période de 1961 à 2008 et ils en sont arrivés à la conclusion que «notre dette publique n’a pas été créée par des dépenses courantes hors de contrôle».

L’étude a évalué les effets négatifs des politiques monétaires canadiennes et du virage néolibéral à au moins 280 milliards $ pour la période de 1975 à 2013.

Des simulations ont conduit les auteurs de l’étude de l’IRIS à établir que la dette du Québec a été causée par la diminution des transferts fédéraux (32 %), la privatisation d’entreprises publiques couplée à la baisse de l’impôt des entreprises privées (30 %), la hausse du service de la dette due à de hauts taux d’intérêt réels (21 %), les baisses d’impôt aux particuliers (14 %) et les hausses de demandes d’aide sociale en temps de crise économique (3 %).

N’eût été des politiques monétaires restrictives et des mesures gouvernementales d’inspiration néolibérale, prétendent les chercheurs de l’IRIS, «le gouvernement (du Québec) n’aurait accumulé aucune dette depuis 1984 et aurait pu éliminer complètement celle contractée avant par la vente partielle de ses actifs financiers».