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Main dans la main pour aider le saumon

Mathis Gray Gauthier, 10 ans de Matapédia et Cameron Mettwen, 10 ans, de Listuguj ont travaillé, main dans la main, durant trois heures pour «aider le saumon à mieux vivre dans la rivière» a dit Mathis.
PHOTO KARYNE BOUDREAU Mathis Gray Gauthier, 10 ans de Matapédia et Cameron Mettwen, 10 ans, de Listuguj ont travaillé, main dans la main, durant trois heures pour «aider le saumon à mieux vivre dans la rivière» a dit Mathis.

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MATAPÉDIA | Quatre-vingts enfants blancs et autochtones ont planté 8000 arbres depuis 8 ans le long de la rivière Restigouche en Gaspésie pour préserver le saumon, une ressource capitale pour les deux communautés.

Mathis Gray Gauthier, 10 ans de Matapédia et Cameron Mettwen, 10 ans, de Listiguj ont planté à eux seuls 50 arbres jeudi avant-midi, ce qui leur a aussi permis de faire connaissance, puisque l’un va à l’école francophone de Matapédia et que l’autre fréquente l’école autochtone de sa communauté à Listiguj.

«On veut aider les saumons à mieux vivre», a dit Mathis, tout heureux d’être là parmi les 80 jeunes et une vingtaine d’adultes à l’œuvre sur les berges de la rivière Restigouche en ce jeudi matin de printemps.

Mathis Gray Gauthier, 10 ans de Matapédia et Cameron Mettwen, 10 ans, de Listuguj ont travaillé, main dans la main, durant trois heures pour «aider le saumon à mieux vivre dans la rivière» a dit Mathis.
Photo Karyne Boudreau

 

11,2 M$ en retombées économiques

Le saumon pour ce coin de pays est une denrée alimentaire importante pour les Autochtones en plus d’être une activité économique lucrative pour les Blancs puisque la pêche sportive y crée 535 emplois, générant des retombées économiques directes de 11,2 M$ par année.

D’une pierre deux coups

Tous ces arbres filtreront les polluants, hébergeront des insectes, plat favori des saumons, et protégeront les berges en plus de garder l’eau fraîche en faisant de l’ombre, ce poisson préférant nager en eaux froides.

«Ça permet aussi de faire tomber les préjugés entre les communautés et de démontrer qu’on peut travailler ensemble», précise David Leblanc, du Conseil de gestion du bassin versant de la Restigouche qui organise cette activité chaque année depuis 8 ans, notamment avec l’organisme Harmonie intercommunauté qui contribue depuis 14 ans à rallier les deux peuples qui partagent ce bout de territoire serpenté par les rivières Restigouche et Matapédia.