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Attendez l’UPAC

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Une commission parlementaire est un forum politique partisan.

Les députés des partis d’opposition qui siègent à la Commission de l’administration publique (CAP) pour étudier les allégations d’irrégularités dans l’attribution de contrats au ministère des Transports se transforment en procureurs de pacotille. Leur jeu consiste à rendre le gouvernement Couillard responsable des agissements clandestins de hauts fonctionnaires.

Les députés libéraux, pour leur part, y ont pour mission de bloquer les manœuvres de leurs vis-à-vis pour salir un gouvernement qui traîne un héritage de financement politique illégal.

Chacune de leurs prises de position en regard des travaux de la CAP est vue comme une tentative d’obstruction dans la recherche de la vérité.

Compromettre des élus

Du côté des partis d’opposition, chaque question adressée aujourd’hui au commissaire de l’Unité permanente anticorruption, Robert Lafrenière, et ultérieurement aux autres témoins dont ils réclament la présence, visera à ce que ceux-ci compromettent des membres du gouvernement Couillard dans des manœuvres irrégulières dans la machine administrative.

Voilà pourquoi une commission parlementaire n’est pas un forum approprié pour faire vraiment la lumière dans pareils cas de méthodes douteuses de fonctionnement des plus hauts fonctionnaires des Transports.

Le gouvernement a déjà tassé la sous-ministre en titre, Dominique Savoie, et le chef de cabinet du ministre Jacques Daoust, Pierre Ouellet. C’est une admission que les choses ne tournaient pas rond.

Petite commission d’enquête

Laissons maintenant travailler les enquêteurs de l’UPAC, dans laquelle les Québécois ont massivement confiance. Ils évalueront avec leurs procureurs si des actes criminels ont été commis.

Si, sans être criminelles, des procédures irrégulières ont été empruntées, un mandat pourrait être confié à une petite commission d’enquête publique, apolitique, présidée par un juge à la retraite ou un ex-haut fonctionnaire à la réputation inattaquable, pour scruter les volets administratifs et éthiques du dossier.

Les députés visent simplement à noircir le gouvernement ou à le protéger, selon leur appartenance.