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Deux matchs chéris

Avec mes coéquipières Diana Matheson (à gauche) et Desiree Scott (à droite)
Photo courtoisie Avec mes coéquipières Diana Matheson (à gauche) et Desiree Scott (à droite)

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Nous abordons notre blitz de préparation pour les Jeux olympiques avec quelque chose de vraiment cool : deux matchs préparatoires contre les Brésiliennes devant le public canadien, aujourd’hui, à Toronto, et mardi, à Ottawa.

On sait déjà qu’on écrira une page d’histoire en devenant la première sélection canadienne, femmes et hommes compris, à attirer une si grosse foule au stade BMO Field de Toronto. Plus de 25 000 spectateurs nous attendent.

C’est agréable de sentir le soutien et l’énergie des amateurs canadiens. On joue au soccer parce qu’on est passionnés et parce qu’on a un objectif de bien représenter notre pays, mais on le fait également pour inspirer la prochaine génération. Ce seront nos deux seuls matchs au Canada cette année, et c’est excitant de pouvoir les vivre à quelques semaines seulement du grand tournoi à Rio.

Créer des rapprochements

Disputer des matchs au Canada, c’est ce qu’on voulait pour créer une proximité avec nos «fans». En plus, je sais que le match de mardi à Ottawa va donner la chance à beaucoup de gens du Québec d’y assister. Mon copain va y être, et ce sera super de pouvoir partager l’expérience d’un match international avec mes proches.

J’aurai aussi quelques amis du secondaire, qui habitent aujourd’hui dans la région de Gatineau et qui m’ont dit qu’ils allaient se déplacer pour assister au match. C’est touchant de revoir des gens que j’ai rencontrés dans différentes étapes de ma vie. Ça m’aide à réaliser tout le chemin parcouru pour me rendre aux Jeux olympiques.

Bonne préparation

Selon le classement mondial de la FIFA, les Brésiliennes occupent le huitième rang et nous, le 10e. Ce programme double servira de bonne préparation aux deux équipes, d’autant plus qu’on n’aura plus beaucoup d’occasions de disputer des matchs d’ici aux Jeux de Rio.

Ma coéquipière chez le Pride d’Orlando Monica Hickmann Alves a retrouvé comme moi son équipe nationale. Avant de partir, elle me confiait que les Brésiliennes avaient hâte d’arriver au Canada. L’équipe n’a pas gardé un bon souvenir de sa participation à la Coupe du monde présentée ici l’an dernier parce qu’elle n’avait pas répondu aux attentes en étant éliminée en huitièmes de finale. Elles sont impatientes de revenir pour tenter de réécrire leur histoire, mais on va s’assurer que ça n’arrive pas!

Ce sera intéressant de voir le choc de deux mentalités. Monica décrit son équipe comme étant plus centrée sur les habiletés et réussites individuelles, tandis que chez nous, l’accent est mis surtout sur la cohésion en équipe.

Un autre environnement

Dans mon cas, j’ai hâte de voir comment je vais transférer l’apprentissage de ma saison professionnelle à Orlando à une structure différente. Si j’ai choisi d’aller jouer aux États-Unis, c’est pour la vitesse du jeu et pour garder un niveau de forme élevé. Par contre, c’est moins tactique, tandis qu’avec l’équipe canadienne, je vais retrouver un jeu axé davantage sur la possession du ballon.

C’est une autre dynamique, mais peu importe où, je vis un été excitant et chargé à mesure qu’on s’approche des Jeux olympiques. Ça demeure l’événement auquel tout le monde rêve de participer. Et on n’est plus qu’à deux mois du grand jour.

- Propos recueillis par Alain Bergeron

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