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L’açaï: un fruit étonnant venu du Brésil

L’açaï: un fruit étonnant venu du Brésil
Photo Agence QMI, Daniel Mallard

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Il y a quelques années, mon travail m’avait donné l’occasion de me rendre au Brésil pour une promotion culinaire dans les villes de Rio de Janeiro et de São Paulo.

J’ai un rituel lorsque je débarque dans un nouveau pays. Je pose mon sac de voyage, saute dans mes espadrilles et je pars à la découverte de la ville où je suis arrivé, à la recherche de tout et de rien. Mes foulées me conduisent immanquablement vers des étalages de fruits et de légumes ou, mieux encore, dans des marchés. La tête en l’air, je regarde, je sens, je découvre pour mieux revenir les jours suivants afin de goûter ce qui m’est inconnu.

Une fois installé dans un hôtel de Rio, en face de la plage de Copacabana (oui, parfois, il y a des semaines de travail pires que celle-ci), où allait se passer une semaine gastronomique, mon premier réflexe a été de longer cette plage mythique. Très rapidement, j’ai constaté que chaque kiosque de rafraîchissements devant lequel je passais faisait la promotion, à grand renfort de panneaux et de photos publicitaires, d’une boisson à base d’açaï.

C’est là que j’ai découvert ce fruit.

L’açaï est le fruit d’une variété de palmier qui abonde dans le bassin de l’Amazone. Un peu comme les fruits du palmier dattier, l’açaï se ramasse en grappes tout en haut de l’arbre. Rouge pourpre tirant sur le violet, il ressemble un peu à notre bleuet par sa taille et son aspect. Son goût rappelle le chocolat, avec une amertume.

En quelques années, il est devenu une star principalement pour des raisons médicinales et nutritives, certaines bien réelles, d’autres imaginaires. Il n’y a aucun doute que ce fruit contient des antioxydants. Il aurait aussi des effets vasodilatateurs, ce qui laisse sous-entendre une efficacité dans le traitement des maladies cardiovasculaires, et il combattrait aussi certains types de cancer. Mais, bon, allez savoir.

Dans la cuisine

L’histoire veut que ce fruit fût servi sous forme de purée dans les bouis-bouis de la ville de Belém. Depuis longtemps consommé par les Indiens, il était alors la nourriture de base. On le décortiquait, le mélangeait à de l’eau pour en faire un genre de compote pour ensuite l’additionner à du manioc ou à du poisson frit. C’était un plat populaire, qui faisait dire à ceux qui le consommaient qu’il était bon pour la santé, qu’il était un remède pour l’anémie et qu’il décuplait les performances sexuelles et sportives... rien de moins.

L’açaï se vend sous forme de pulpe et congelé. Vous le trouverez aussi sous forme de poudre, séché ou dans des boissons où il sera jumelé à d’autres fruits.

Vous pouvez cuisiner la pulpe d’açaï comme vous cuisinez le bleuet ou la canneberge. Bien sûr dans les desserts, mais aussi dans une sauce pour accompagner du porc, de la viande de bois ou de la volaille.

La poudre d’açaï peut se mélanger facilement dans un smoothie, avec du lait de riz ou de soya et d’autres fruits afin de lui donner un peu de saveur sucrée naturelle. La poudre peut aussi entrer dans la préparation d’un dessert comme un coulis, un sorbet, un sabayon ou une mousse. ­­

 

Savez-vous que

  • Autrefois, ce palmier de la forêt amazonienne était en grande partie coupé pour en extraire les fameux cœurs que l’on connaît bien chez nous et que l’on retrouve en conserve.
  • L’açaï vient d’un palmier exclusivement sud-américain. Il est appelé açaï au Brésil, mais il prend le nom de pinot en Guyane française, podosiri au Suriname et murrapo en Colombie. Les indigènes le nomment aussi içà-çai, qui signifie le fruit qui pleure.
  • Si la recherche d’un fruit antioxydant est importante pour vous, vous pouvez consommer la canneberge ou le bleuet de chez nous, que vous pourriez, bien évidemment, avoir frais.
  • L’açaï est devenu un fruit populaire en très peu de temps et est connu à travers la planète, de la Californie au Japon, de l’Australie à l’Europe, principalement pour ses vertus naturelles.
  • Vous trouverez l’açaï sous ses différentes formes dans la majorité des épiceries dites santé. À Québec, l’açaï est vendu chez Aliments de santé Laurier, au Crac et chez Alimentex.

 

Escalopes de porc, sauce à l’açaï aux pommes et à la moutarde

L’açaï: un fruit étonnant venu du Brésil
Photo Agence QMI, Daniel Mallard
 
Portions: 4
Préparation: 20 min
Cuisson: environ 5 min
 

Ingrédients

  • 2 pommes, pelées, épépinées et émincées
  • 30 g (2 c. à soupe) de beurre
  • 30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive
  • 8 escalopes de porc de 75 g (2,5 oz) chacune
  • 80 ml (1⁄3 tasse) de vin blanc
  • 250 ml (1 tasse) de crème 35 %
  • 30 g (2 c. à soupe) de moutarde forte
  • 30 g (1 oz) de purée d’açaï
  • Sel et poivre

Méthode

1. Dans une poêle, à feu vif, faire sauter les pommes émincées dans la moitié du beurre et de l’huile, deux minutes. Réserver au chaud.

2. Dans la même poêle, cuire les escalopes de porc dans le reste du beurre et de l’huile, de deux à trois minutes de chaque côté. Saler et poivrer. Réserver au chaud.

3. Déglacer au vin blanc et réduire de moitié. Ajouter la crème, la purée d’açaï et la moutarde, puis laisser mijoter quelques minutes. Vérifier l’assaisonnement.

4. Dresser les pommes dans le fond de chaque assiette de service, y déposer les escalopes de porc et napper le tout de sauce.

 

Papillote à la banane et orange, saveur d’açaï

L’açaï: un fruit étonnant venu du Brésil
Photo Agence QMI, Daniel Mallard
 
Portions: 4
Préparation: 15 min
Cuisson: 5 à 7 min
 

Ingrédients

  • 4 petites bananes
  • Les quartiers de deux oranges
  • 60 g (2 oz) de purée d’açaï
  • 60 g (70 ml) de sucre
  • 60 g (2 oz) de marmelade d’oranges
  • 80 ml (1⁄3 tasse) de cassis de chez Mona
  • Le zeste d’un citron

Méthode

1. Éplucher les bananes et disposer chacune d’elles sur un papier d’aluminium rectangulaire ou un papier sulfurisé. Former une papillote en forme de bateau sans la fermer complètement, de manière à pouvoir ajouter les quartiers d’orange, la purée d’açaï, le sucre, la marmelade d’oranges, le cassis et le zeste de citron.

2. Refermer le tout et cuire dans un four à 400 °F (200 °C) de cinq à sept minutes.

3. Servir aussitôt. La papillote ouverte à table aura un arôme exquis.