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25 regards sur le Stade olympique

Stadorama
Photo courtoisie Croquis du Stade par l’architecte Roger Taillibert.

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Un livre sur le Stade olympique de Montréal? Pourquoi pas! Afin de souligner le 40e anniversaire de cette construction qui est loin de faire l’unanimité, la journaliste Catherine Mathys s’est donné pour mission de jeter un regard nouveau sur cette «idole de béton».

Stadorama n’est pas un livre comme les autres. Divisé en six thèmes (amour, haine, joie, tristesse, admiration et désir), cet ouvrage magnifiquement illustré par de nombreuses photographies et des croquis d’origine regroupe les témoignages d’une vingtaine de personnalités de tous les horizons.

On y retrouve, entre autres, un entretien avec son architecte, Roger Taillibert, ainsi que les points de vue et analyses d’un anthropologue (Serge Bouchard), d’un philosophe (Normand Baillargeon), d’un économiste (Ianik Marcil) et d’un publicitaire (Jean-Jacques Stréliski).

Le livre donne également la parole à plusieurs acteurs du milieu culturel, comme les auteurs Simon Boulerice, Mélissa Verreault et Catherine Mavrikakis, qui y signent des nouvelles, ou encore le poète Jean-Paul Daoust, qui y présente une œuvre originale.

Concerts au stade

Parmi les témoignages qui intéresseront particulièrement les amateurs de musique, on compte celui de Robert Charlebois qui, aux côtés de Félix Leclerc, a pris part au spectacle de la fête nationale présenté au Stade olympique, en 1977.

Le livre Stadorama est parsemé d’images d’archives liées au Stade, comme celle du spectacle qu’y a présenté Diane Dufresne, en 1984, mais également de croquis originaux de l’architecte Roger Taillibert.
Photo courtoisie
Le livre Stadorama est parsemé d’images d’archives liées au Stade, comme celle du spectacle qu’y a présenté Diane Dufresne, en 1984, mais également de croquis originaux de l’architecte Roger Taillibert.

«La Saint-Jean 1977, je ne peux pas dire que ce soit le meilleur souvenir artistique de ma vie, a-t-il dit à Catherine Mathys. Je me rappelle qu’il y avait des invités extraordinaires, Diane Dufresne, Félix Leclerc, tout ça, mais on était loin du monde... Tout était trop grand. On avait des loges de 300 miles de long!»

L’auteure du livre s’est également entretenue avec Guy Latraverse, producteur à qui l’on doit le spectacle Magie rose de Diane Dufresne, présenté au Stade le 16 août 1984.

«J’étais allé voir un spectacle au Stade olympique quand je me suis dit: “Voyons donc, pourquoi on ne le fait pas, nous autres, le Stade? C’est quoi l’affaire?” C’était toujours des shows d’Américains – en fait, d’Anglais ou d’Américains –, mais jamais de Québécois, à part une fête nationale gratis, a-t-il déclaré lors de son entretien. Non, un show payant québécois au Stade, ça ne s’était jamais vu. Et moi, plus je regardais le spectacle en question, plus je pensais à Diane.»

Ce livre, qui ne se veut pas une lettre d’amour au Stade, mais plutôt une ode à un bâtiment qui suscite une panoplie d’émotions, devrait plaire à tous ceux qui ont été marqués par l’une de ses nombreuses facettes à un moment ou un autre de leur vie.


Stadorama, livre de Catherine Mathys publié chez VLB éditeur, est disponible en librairies.