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Les FEMEN vont récidiver pendant le Grand Prix

L’an dernier, la FEMEN Neda Topaloski s’était couchée sur une Formule 1 exposée sur la rue Crescent avec un message contre l’esclavage écrit sur sa poitrine. Elle avait été interpellée.
Photo d’archives L’an dernier, la FEMEN Neda Topaloski s’était couchée sur une Formule 1 exposée sur la rue Crescent avec un message contre l’esclavage écrit sur sa poitrine. Elle avait été interpellée.

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Les activistes FEMEN ont l’intention encore cette année de s’inviter aux activités entourant le Grand Prix afin de dénoncer, seins nus, l’exploitation sexuelle des femmes.

«Nous avons des actions prévues au calendrier, mais on ne peut rien promettre. Il peut toujours y avoir des changements», a précisé l’une des FEMEN, Neda Topaloski, arrêtée dans la rue Crescent l’an dernier.

Pour une troisième année de suite, le groupe féministe de Montréal veut dénoncer le tourisme sexuel et la chosification du corps des femmes à des fins commerciales pendant le Grand Prix.

«Cet événement est un excellent moment pour agir et dénoncer. La Ville ignore volontairement l’exploitation sexuelle des femmes parce que c’est prolifique pendant le Grand Prix», s’est indignée Neda Topaloski.

Interpellation musclée

Le 4 juin 2015, Mme Topaloski et une autre activiste se sont présentées rue Crescent en début d’après-midi, où se déroulaient les activités en marge du Grand Prix.

Seins nus, elles ont clamé haut et fort Montreal is not a brothel, avant d’être interrompues par les agents de sécurité.

Neda Topaloski s’était pour sa part couchée sur une voiture exposée sur le site avec une affiche en main.

Et l’interpellation des agents a été musclée. La jeune femme est tombée alors que la sécurité tentait de la maîtriser. Elle a également été traînée au sol sur une longue distance.

Les deux jeunes femmes ont été arrêtées par le Service de police de la Ville de Montréal cette soirée-là. Neda Topaloski a raconté avoir été emprisonnée pendant toute la durée du Grand Prix.

Elle a été libérée sous conditions et a dû payer une amende de 400 $, a-t-elle dit. La FEMEN a été accusée de méfait et de non-respect des conditions entre autres.

L’autre activiste qui l’accompagnait et qui a lancé du champagne dans la foule a été accusée d’avoir troublé la paix et d’action indécente.

Violence gratuite

Durant la dernière année, Neda Topaloski a vivement dénoncé la violence dont elle a été victime lors de l’événement du Grand Prix.

«Je ne m’attendais pas à me faire battre. Je ne m’attendais pas à ce qu’un gars dise qu’un char vaut plus qu’un être humain, avait-elle déclaré au Journal en août dernier. Je n’en reviens pas qu’ils veuillent à tout prix se protéger d’une paire de boules, au Grand Prix. Alors que toute la rue Crescent était remplie de filles qu’on paie pour être des objets sexuels.»