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Bains au noir dans les CHSLD: la CAQ réclame une enquête

CAQ traversiers
Simon Clark/Agence QMI «En avril 2015, on avait mis au jour une problématique de bains au noir dans les CHSLD. Un an plus tard, on se questionne encore sur les soins d’hygiène (et) on apprend que ça continue», expose le député François Paradis, en entrevue avec Le Journal.

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La CAQ réclame la tenue d’une enquête pour faire la lumière au sujet d’un marché noir pour des bains donnés dans les CHSLD.

«En avril 2015, on avait mis au jour une problématique de bains au noir dans les CHSLD. Un an plus tard, on se questionne encore sur les soins d’hygiène (et) on apprend que ça continue, expose le député François Paradis, en entrevue avec Le Journal. Allons parler aux bénéficiaires, aux préposés et aux familles», suggère le député de Lévis.

Québec fut informé dès 2011 de cette pratique, par des préposés aux bénéficiaires, consistant à donner des bains en dehors de leurs heures de travail moyennant un paiement pouvant atteindre 40 $.

Pratique toujours en cours

En mars 2015, la publication par la CAQ d’une lettre remise à l’Agence régionale de la santé des Laurentides par la Commissaire aux plaintes révélait que cette pratique existait toujours.

Pris par surprise, le ministre de la Santé Gaétan Barrette devait admettre que le marché noir s’était répandu. Des copies de courriels et de lettres échangés entre le ministère de la Santé et des directions régionales du réseau ont permis d’apprendre que des bains au noir se donnaient en Mauricie, dans le Bas-Saint-Laurent, en Montérégie-Ouest et sur l’île de Montréal.

Directive émise

Les documents obtenus par la CAQ confirment que le ministère de la Santé a émis une directive ordonnant aux dirigeants des CHSLD de «corriger cette situation sans délai».

La pratique des bains au noir a diminué sans pour autant disparaître, a confirmé la Fédération professionnelle des préposés aux bénéficiaires.

«Il y a encore des endroits où des préposés donnent des soins en dehors de leurs heures de travail. Ce sont des ententes à l’amiable avec les patients. Ils se déplacent discrètement le soir, donnent le bain; ils sont payés sous la table ni vu ni connu», a confié le président Michel Lemelin.

«Il est encore possible que la situation se présente, mais à ce moment, nous le saurons par la délation», reconnaissait le sous-ministre Michel Fontaine dans un courriel transmis au ministre Gaétan Barrette en janvier 2016.