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Coderre veut une loi, pas une lettre

Le maire exige que Québec impose le retour de l’uniforme

Coderre veut une loi, pas une lettre
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Le cabinet du maire de Montréal ne croit pas que la lettre envoyée par le ministre Coiteux aux policiers soit suffisante et il martèle que seule une loi peut les forcer à remettre l’uniforme réglementaire.

«La population en a marre de voir les policiers déguisés de la sorte», écrit l’attaché de presse du maire, Marc-André Gosselin, dans un message texte envoyé au nom du cabinet.

«Nous réitérons que le gouvernement devrait agir dans ce dossier», peut-on aussi y lire.

Hier, Le Journal révélait que le ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, Martin Coiteux, avait écrit aux syndicats pour exprimer son «inconfort profond» face à ce moyen de pression qui perdure depuis près de deux ans.

Les policiers portent des pantalons de camouflage ou colorés et une casquette rouge depuis le 4 juillet 2014, comme moyen de pression.
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Les policiers portent des pantalons de camouflage ou colorés et une casquette rouge depuis le 4 juillet 2014, comme moyen de pression.

Dialogue d’abord

Par ailleurs, M. Coiteux écrit dans sa lettre qu’il ne souhaite pas légiférer sur cette question. Questionnée hier, son attachée de presse, Marie-Ève Pelletier, a soutenu qu’il «croit d’abord et avant tout au dialogue».

Pourtant, l’ex-ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, avait déclaré en septembre 2015 que Québec comptait déposer un projet de loi pour interdire les pantalons de couleur.

Toutefois, ce projet de loi n’a jamais vu le jour. Martin Coiteux est désormais le troisième ministre à hériter de la difficile tâche de convaincre les policiers de remettre l’uniforme réglementaire.

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Liberté brimée

Déjà, Yves Francœur, de la Fraternité des policiers de Montréal, assure que les agents n’ont pas l’intention d’obtempérer à la demande contenue dans la lettre du ministre.

Quant à la loi demandée par le cabinet du maire, il répond que «cela brimerait [la] liberté d’expression garantie par la Charte».

«Le maire Coderre devrait négocier de bonne foi au lieu de vouloir jouer les gros bras», poursuit M. Francœur.

Puisqu’ils n’ont pas le droit de grève, les policiers de Montréal portent des pantalons colorés comme moyen de pression dans le cadre des négociations sur leurs régimes de retraite.

 
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