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Insistance pour que l’hôtel-Dieu reste un hôpital

Insistance pour que l’hôtel-Dieu reste un hôpital
Sebastien St-Jean/24Heures/Agence QMI

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Le maintien de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, dont la fermeture est prévue au plus tôt à la fin de l’année, permettrait de désengorger le temps d’attente aux urgences, selon la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu.

La fermeture de l’Hôtel-Dieu de Montréal ne fera que dégrader les services et allonger les délais dans la région métropolitaine, défend la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu, qui regroupe des organisations communautaires et syndicales.

«Pour l’urgence du nouveau CHUM [Centre Hospitalier de l'Université de Montréal], ce sera 34 places de moins et 120 lits de moins qu’actuellement», soutient Charles Sainte-Marie, du syndicat des employés du CHUM, quelques jours après la sortie d’une étude comparative des urgences du Québec.

Plus de 300 M$

Dans le rapport du Commissaire à la santé et au bien-être, publié le 2 juin, on indique qu’en 2015-2016, près de 1,5 million de visites dépassaient les normes de délai maximal d’attente établies par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Cela représente 45,5 % des 3,2 millions de visites annuelles.

Ces heures perdues équivaudraient à plus de 300 M$, incluant les coûts supplémentaires pour le système, selon les observations du commissaire Robert Salois.

«Situation déplorable»

«Il y a des besoins sociaux et il n’y a rien d’excédentaire», a indiqué Amir Khadir, député de Mercier, en parlant des hôpitaux fermés avec l’arrivée du CHUM et du Centre hospitalier McGill (CUSM).

«La situation des urgences au Québec est excessivement déplorable lorsqu’on compare à tous nos voisins et à l’échelle internationale. Est-ce que c’est le temps de fermer une des urgences les plus importantes au coeur de la métropole?»

La Coalition craint également l’arrivée d’une superclinique sur le site de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu.

Elle demande aussi la création d’une centaine de logements sociaux sur le site de l’établissement, pour pallier les problèmes d’accessibilité au logement sur le territoire montréalais.