/news/currentevents
Navigation

Les taureaux les plus dangereux élevés dans Lanaudière

taureaux mexicains
Photo courtoisie, Birtz photographe Dans l’Xtreme Bull fighting, le toréador doit demeurer le plus près possible du taureau tout en gardant la maîtrise pendant 70 secondes.

Coup d'oeil sur cet article

SAINT-PAUL | Un cowboy près de Joliette s’est lancé dans l’élevage des taureaux les plus agressifs au monde qui foncent tête baissée sur les humains sans raison.

Dominic Roy, 35 ans, est le seul au Québec à élever des Pure Mexican Fighting Bull, une sorte de taureaux qui a de quoi effrayer les plus courageux toréadors.

Dominic Roy, Éleveur
Photo courtoisie, Birtz photographe
Dominic Roy, Éleveur

«Même petits, ces taureaux démontrent une agressivité qui est unique chez ces bêtes», explique l’éleveur.

À l’âge adulte, ils peuvent atteindre un poids de 1000 livres en plus de se déplacer à une bonne vitesse.

Le jeune éleveur de Saint-Paul, dans Lanaudière, a choisi d’importer ces animaux de la Californie pour développer son sport, l’Xtreme Bull Fighting, une confrontation terrifiante entre la bête et l’humain.

Durant 70 secondes, un cowboy tente d’éviter et d’esquiver le taureau qui le charge à répétition dans un petit enclos de 15 mètres sur 27 mètres (50 pieds sur 90 pieds). Sueurs froides garanties pour les cowboys et les spectateurs.

Attention danger

Les cornes des taureaux sont raccourcies, limées et arrondies pour éviter des blessures trop graves.

«C’est tellement dangereux qu’on ne laisse pas n’importe qui, sans expérience et sans formation, affronter ces bêtes, ajoute M. Roy. Il est très rare qu’un cowboy s’en sorte sans égratignures.»

Un des compétiteurs a d’ailleurs déjà perdu connaissance après être resté accroché à un taureau, raconte-t-il.

Soins et préparations

Placés dans un enclos de bois de 6 pieds de hauteur et renforcé par des tuyaux d’acier, les animaux retrouvent leur zone de confort dans cet environnement de la ferme, ce qui permet de les nourrir sans danger. Mais il faut être très vigilant, rappelle l’éleveur.

«Ils sont traités avec beaucoup de respect, soutient-il. D’ailleurs, un manque de respect pourrait être lourd de conséquences.

«Confinés à leur enclos, on s’arrange pour qu’ils ne voient pas les champs voisins ni les autres bêtes de la ferme, poursuit M. Roy. Un animal qui s’échapperait pourrait causer beaucoup de dommages.»

Lors d’un rodéo ou à la ferme, les taureaux sont déplacés grâce à un système de clôtures configuré de façon à créer un entonnoir pour les amener où l’on veut. «Si un taureau s’échappe ou met un compétiteur en difficulté, des cowboys, formés en protection, doivent alors détourner l’attention du taureau et prendre le contrôle de l’animal avec des lassos. En aucun cas la bête n’est piquée ou maltraitée», indique M. Roy.

Les taureaux de Dominic Roy participeront à six événements cet été, dont la compétition Xtreme BullFighter du Rodéo Fest qui aura lieu les 11 et 12 juin à la station de Ski Val Saint-Côme, convertie en site de rodéo pour l’occasion.

Agressivité naturelle 

Les taureaux mexicains sont naturellement agressifs. L’éleveur ne pose aucun geste pour les rendre encore plus mauvais sauf qu’il limite le plus possible ses contacts avec les animaux pour conserver le caractère belliqueux si précieux pour les compétitions.

Plus agile

  • Taureau mexicain : entre 850 et 1100 livres
  • Origine de l’animal : Californie, États-Unis
  • Caractéristique : Très agressif – Plus petit, plus agile et plus rapide que les autres races.
  • Élevage : Saint-Paul 
  • Nombre de bêtes : 5 en cours et 10 réservées – Total 15 taureaux
  • Carrière du taureau : entre 2 et 5 ans – utilisé pour la reproduction par la suite
  • Procédures de trans-port : Système d’entonnoir avec clôture renforcée 
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.