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Saint-Pierre-et-Miquelon: grandeur nature

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Situé à 25 km au large de Terre-Neuve, l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est un véritable bastion français au beau milieu des eaux de l’Atlantique Nord. Sa population, d’ascendance basque, bretonne et acadienne, tient mordicus à ses traditions et à son appartenance à la métropole française. Récit d’un périple insulaire pas comme les autres.

Une fois le pied posé à Saint-Pierre, après la traversée en ferry depuis l’île de Terre-Neuve, nous voilà sur la place du Général-de-Gaulle, au cœur de ­l’animation de la ville.

De petits fanions bleu-blanc-rouge sont encore accrochés aux lampadaires des rues.

Ici, les événements festifs rythment l’été des Saint-Pierrais qui sont déjà tous en pleins préparatifs pour la prochaine fête traditionnelle basque.

Au programme: jeu de pelote basque sur le fronton Zazpiak-Bat, jeux de force d’antan, souper de spécialités culinaires et grand bal populaire.

Beaucoup d’habitants de Saint-Pierre sont des descendants de pêcheurs basques émigrés il y a plus de 400 ans, à l’époque de la chasse à la baleine et des grands bancs de morue de Terre-Neuve. Les familles basques Detcheverry, Arrossamena, etc., constituent 30 % de la population de l’archipel, complétée par les Bretons et les Normands.

Sur l’île voisine de Miquelon, plus ­importante que l’île de Saint-Pierre en ­superficie, mais bien moindre en ­population, c’est le sang acadien qui ­coule dans les veines de ses insulaires.

Un tour organisé par le Comité ­régional du tourisme permet d’ailleurs aux visiteurs d’apprendre l’histoire des déportés de l’Acadie et de leur exil, pour un certain nombre, sur l’île.

Parmi les sites visités: la stèle commémorative du Grand Dérangement de 1755, qui se dresse fièrement au centre de la place du village. La tradition du violon et des danses acadiennes perdure, véhiculée par une troupe locale qui se met régulièrement en scène au cours de spectacles animés.

Le folklore de Saint-Pierre-et-Miquelon est ainsi encore bien vivant et fait partie du charme que recherchent les touristes de passage dans l’archipel.

Pour ces visiteurs, la plupart des ­Québécois en visite, il s’agit d’une escapade dépaysante, réalisée à l’occasion de leur tour de l’île de Terre-Neuve.

Un séjour de quatre jours, deux à Saint-Pierre et deux à Miquelon, permet ainsi de goûter aux attraits de la destination.

Hormis le volet culturel, la nature et les activités nautiques de ­l’archipel ont également une place de choix dans l’offre ­touristique.

Des excursions en zodiac ou en kayak permettent de longer le littoral et de s’approcher de sa faune, baleines à bosse, phoques et macareux par centaines.

Sans oublier le volet culinaire de ce ­petit bout de France en Atlantique Nord... Qui pourrait résister à un bon croissant au beurre, à un gros homard accompagné de mayonnaise ou encore à une bouteille de bordeaux achetée au prix de la ­métropole!

 

À Savoir

  • Population : 6080 habitants (dont 614 à Miquelon)
  • Gentilé : Saint-Pierrais et Miquelonnais
  • Monnaie : euro

Comment s’y rendre : Il existe deux moyens de se rendre à Saint-Pierre et Miquelon. Par voie ­maritime, on peut prendre un traversier réservé aux piétons entre Fortune (Terre-Neuve) et l’île de Saint-Pierre (jusqu’à quatre fois par semaine). Un autre traversier effectue la liaison entre Saint-­Pierre et l’île de Miquelon. Par voie aérienne, Air Saint-Pierre propose des vols depuis St. John’s (Terre-Neuve), Halifax et Sydney (Nouvelle-­Écosse) et Montréal plusieurs fois par semaine.