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Un beau défi pour Kirk Muller

Les Blues ont excellé en supériorité numérique l’an dernier, grâce au 
travail de Muller.
photo d’archives Les Blues ont excellé en supériorité numérique l’an dernier, grâce au travail de Muller.

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Kirk Muller a sans doute pris une décision en fonction de ses objectifs. Il aurait pu devenir un candidat important pour succéder à Ken Hitchcock derrière le banc des Blues de St. Louis mais il faut croire qu’il a d’autres ambitions.

Et, je suis persuadé que des formations comme Calgary et Anaheim, à la recherche d’un entraîneur-chef, auraient sans doute communiqué avec Kirk pour connaître ses états d’âme.

Mais, il faut croire qu’il avait une autre idée en tête et que Michel Therrien a été convaincant.

Il revient dans une ville qu’il a toujours chérie. Il retrouve une équipe qui a marqué sa carrière et j’ai l’impression qu’il va relever avec succès le défi qu’on lui propose, celui d’être un entraîneur associé et surtout celui qui devra remettre sur les rails l’attaque à cinq du Canadien.

Kirk possède beaucoup d’expérience, c’est un homme de métier, et je suis persuadé qu’il aura une belle complicité avec Michel Therrien.

Dans le hockey d’aujourd’hui, les entraîneurs adjoints ont des fonctions plus élargies. Le calendrier des matchs, les nombreux voyages, les entraînements, bref, il s’agit d’un travail imposant et un entraîneur-chef a besoin d’être bien entouré.

Muller apporte à Therrien l’expérience d’un ex-joueur, l’expérience d’un ex-entraîneur-chef avec les Hurricanes de la Caroline et l’expérience d’un entraîneur adjoint sous la direction de Ken Hitchcock.

Et n’oublions pas que les Blues ont excellé en supériorité numérique l’an dernier, grâce au travail de Muller.

Je suis persuadé que Kirk Muller caresse toujours le désir de devenir entraîneur-chef, par contre, dans un rôle d’entraîneur associé, avec une organisation aussi prestigieuse que le Canadien, parfois ton plan de carrière est modifié.

Je lui souhaite la meilleure des chances.

Une finale intéressante

Au moment d’écrire ces lignes, les Sharks de San Jose et les Penguins de Pittsburgh s’apprêtaient à disputer le troisième match d’une série finale intéressante.

Intéressante parce que les Sharks ont perdu les deux premiers matchs, mais par la marge d’un seul but, un match a même nécessité une période de prolongation.

Par conséquent, je suis persuadé que Peter DeBoer et les Sharks demeurent une équipe confiante. En tous les cas, l’étaient-ils avant le match numéro trois.

Ce que je retiens surtout des deux premiers matchs, c’est évidemment, la tenue de Sidney Crosby. On revoit le même joueur qui dominait la Ligue nationale, il y a trois ans. Il est très actif autant sur la surface de jeu que sur le banc de sa formation et j’imagine qu’il s’implique dans le vestiaire.

Il est en mission.

Et, Mike Sullivan lui donne l’opportunité d’exprimer son leadership et surtout son talent. Il a été sans contredit le joueur par excellence lors des deux premiers matchs de la série.

Les Penguins ont surpris les Sharks par leur rapidité, une qualité qu’on ne leur reconnaissait pas en début de saison. Cette équipe a vraiment changé de personnalité pendant la période des fêtes et elle a été la formation la plus impressionnante au cours de la deuxième moitié de la saison.

Comment tricher ?

Cependant, je m’explique mal la déclaration de Logan Couture accusant Sidney Crosby de tricher sur les mises en jeu. Tous les bons joueurs de centre, tous les spécialistes sur les mises en jeu, Patrice Bergeron, Jonathan Toews, Paul Statsny, développent tous des méthodes pour battre leurs rivaux.

Je me rappelle à mes débuts comment entraîneur dans le hockey junior, vous allez me permettre de remonter à la fin des années 50, je dirigeais les Petes de Peterborough et notre équipe éprouvait des ennuis sur les mises en jeu. Ted Kennedy, ex-joueur des Maple Leafs de Toronto, à la retraite à ce moment-là, m’avait offert ses services à temps partiel. Il travaillait pour une compagnie de transport. Un jour, il se présenta à notre entraînement et je lui fis part de nos ennuis. Il me demanda 30 minutes et il invita les joueurs de centre.

Une fois la séance terminée, je lui demandai ce qui n’allait pas avec nos joueurs de centre.

«Rien sauf qu’ils ne savent pas tricher.»

Doug Jarvis a été le meilleur joueur de centre dans le cercle des mises en jeu lors des années 70.

Il avait une théorie particulière. Il tenait à être le premier en place et il s’assurait d’être bien accroupi.

Aujourd’hui, les mises en jeu sont de plus en plus importantes encore plus que par les années passées. Avec le nouveau règlement qui confère à l’équipe qui s’apprête à travailler en supériorité numérique l’avantage de s’installer immédiatement dans la zone de l’adversaire, on réalise à quel point il s’agit d’un élément important.