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Journée de réconciliation olympique

Roger Taillibert heureux de constater que 40 ans plus tard, on souligne les mérites du Parc olympique

Roger Taillibert
Photo Le Journal de Montréal, Pierre Durocher Denis Coderre a pu rencontrer l’architecte Roger Taillibert, qui était accompagné du président du Parc olympique, Michel Labrecque, à l’ouverture de l’exposition sur les Jeux de 1976.

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Il y avait de la grande visite lundi soir au Stade olympique. L’architecte Roger Taillibert a assisté à l’inauguration officielle d’une exposition soulignant le 40e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal.

Âgé de 90 ans, Taillibert a décidé de mettre de côté son amertume, lui qui en a longtemps voulu aux Québécois d’avoir saboté la vocation première des installations olympiques, surtout en ce qui a trait à la transformation du vélodrome.

«C’est une superbe exposition qu’on nous présente au Parc olympique. C’est une histoire racontée avec sagesse et sérénité, a déclaré Taillibert. Je suis heureux de voir que les gens sont contents de célébrer ce 40e anniversaire des Jeux de Montréal.

«J’ai livré ces monuments dans les années 1970 afin qu’ils servent à la pratique du sport pour les jeunes Québécois», a ajouté celui qui possède toujours une résidence à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.

«Jean Drapeau souhaitait créer une sorte d’université du sport à Montréal mais son souhait ne s’est malheureusement pas réalisé, a-t-il continué. C’est plutôt au Qatar, où j’ai conçu un stade de soccer de 50 000 sièges, qu’a été créée une Académie du sport...»

Le temps est à la réconciliation

Plus tôt dans la journée, Taillibert a assisté au dévoilement d’une plaque commémorative soulignant son oeuvre, soit au Parc olympique.

«Il y a eu beaucoup de critiques au sujet du Stade olympique et le temps de la réconciliation avec ses artisans est arrivé», a commenté Michel Labrecque, président et directeur général du Parc olympique.

«Cette plaque souligne le travail remarquable et la contribution de ce grand architecte du XXe siècle qu’est Roger Taillibert, ainsi que le legs qu’il a laissé aux Montréalais dans le cadre des Jeux olympiques.

«L’exposition Souvenirs de 1976 permettra à la population de voir des artefacts, des vidéos et des photos exclusives des Jeux présentés ici il y a 40 ans. Cela permettra à la nouvelle génération de prendre la mesure de cet important pan de l’histoire de Montréal, où les rêves de nos parents n’avaient d’égal que leurs ambitions. Notre devoir est d’entretenir cet important héritage et de faire connaître l’histoire s’y rattachant.»

L’exposition se tiendra durant tout l’été à trois endroits, soit à la base de la tour du Parc olympique pour le volet sportif; au Musée Dufresne-Nincheri pour le volet architectural et à la Maison de la culture Maisonneuve où sont présentés divers témoignages inédits.

Marcel Jobin ému

Marcel Jobin, qui avait participé à l’épreuve de 20 kilomètres marche aux Jeux de 1976, a tenu à assister à l’inauguration officielle de l’exposition.

Le marcheur Marcel Jobin était aussi des célébrations.
Photo Le Journal de Montréal, Pierre Durocher
Le marcheur Marcel Jobin était aussi des célébrations.

L’homme âgé de 74 ans était ému lorsqu’on l’a photographié à l’intérieur du Stade olympique.

«Jamais je n’oublierai l’accueil que la foule m’avait réservé lors de mon entrée dans le stade à la fin de l’épreuve. J’en ai encore la chair de poule en y pensant», a dit celui qui avait été applaudi à tout rompre après avoir obtenu le meilleur résultat chez les Canadiens, avec une 23e position.

Jobin est encore actif. Il a couru un demi-marathon pas plus tard que dimanche dernier à Carleton, en Gaspésie, réalisant un temps d’une heure et 56 minutes.

Jobin s’impliquera de nouveau pour la région de la Mauricie lors de la 51e finale des Jeux du Québec, du 17 au 25 juillet, à Montréal.

Coderre se souvient

Quelques anciens dirigeants du Comité organisateur des Jeux de 1976 ont assisté à la soirée, notamment le directeur général des sports, Walter Sieber, et l’avocat François Godbout. Yvan Dubois, le maire du Village olympique, était lui aussi présent.

«J’avais 13 ans à l’époque, mais je me souviens très bien des Jeux, surtout des exploits de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci et du sauteur en hauteur canadien Greg Joy», a raconté le maire Denis Coderre, qui admirait Jean Drapeau.

«Ces Jeux olympiques de 1976 ont été magnifiques et ils ont surtout servi de modèle aux athlètes des générations qui ont suivi, ce qui a permis au Québec d’avoir plusieurs champions olympiques. Les Jeux ont eu impact majeur en développant une pérennité du sport chez nous.»

► On a profité de cette soirée pour effectuer le lancement d’un magnifique bouquin de 500 pages et de 1300 illustrations sur les 40 ans du Parc olympique, rédigé par Benoît Clairoux. Le livre publié par la maison d’édition Dominion Modern sera disponible en librairie vers la mi-juin. L’auteur était bien fier d’en remettre un exemplaire à Roger Taillibert.