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La souveraineté selon les aspirants-chefs du PQ

La souveraineté selon les aspirants-chefs du PQ
Illustration Philippe Melbourne Dufour

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Sans surprise, la souveraineté et la question du référendum ont vite fait de monopoliser l’attention des cinq candidats à s’être lancée dans la course à la direction du Parti Québécois (PQ).

Sans surprise, la souveraineté et la question du référendum ont vite fait de monopoliser l’attention des cinq candidats dans la course à la direction du Parti Québécois (PQ).

Si la souveraineté fait partie de l'ADN du PQ, dans les rangs péquistes, tous ne s’entendent pas sur le chemin à emprunter pour y arriver. Il y a, au sein du PQ, les purs et durs, les souverainistes pressés qui veulent réaliser l'indépendance à tout prix, et ceux qui, dans l'espoir de chasser les libéraux du pouvoir, préfèrent repousser la tenue d’un prochain référendum.

Depuis le début de la course à la succession de Pierre Karl Péladeau, les aspirants-chefs ont dû expliquer leur vision de la souveraineté aux militants de la principale formation politique souverainiste à Québec.

Voici la vision de la souveraineté des cinq candidats en lice:

Véronique Hivon: la souverainiste de terrain

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Stéphane Grégoire/AGENCE QMI

Pour Véronique Hivon, la première candidate à s’être officiellement lancée dans la course à la succession de PKP, la «souveraineté, ce n'est pas une date sur un calendrier, c'est un projet de société».

Pour elle, le plus important est de «remettre le projet de pays en marche» et le référendum n’est qu’un moyen d’y accéder. Si elle prend la tête du PQ, la députée de Joliette clarifierait ses intentions référendaires six mois avant les prochaines élections de 2018.

Jean-François Lisée: le souverainiste patient

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Simon Clark/Agence QMI

Le PQ dirigé par Jean-François Lisée ne tiendrait pas de référendum sur la souveraineté dans un premier mandat.

Le député de Rosemont ne fait toutefois pas pour autant une croix sur le projet de pays. Comme l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, dont il a été le conseiller, M. Lisée croit plutôt que, pour être gagné, un référendum doit être «préparé longtemps d’avance».

«C’est impossible qu’on soit prêt en 2018», tranche le député de Rosemont, qui repousse l'échéance de quatre ans, soit en octobre 2022.

Alexandre Cloutier: le souverainiste qui a du flair

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Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

S’il prend les rênes de son parti, Alexandre Cloutier tiendra-t-il un référendum dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste? Peut-être, s’il juge que l’appui populaire est suffisant. Pour le savoir, le favori dans la course – et le seul à avoir déjà récolté les 1500 signatures réglementaires pour officialiser sa candidature – compte se fier à son flair. «Ce sont des choses qui se sentent.»

S’il succède à Pierre Karl Péladeau, le député de Lac-Saint-Jean promet de créer «huit chantiers de travail» dont l’objectif serait de préparer le Québec à la souveraineté.

Martine Ouellet: la souverainiste pressée

Martine Ouellet est la seule candidate à chefferie du PQ à promettre la tenue d’un référendum lors d’un premier mandat. Pour la députée de Vachon, l’attente a assez duré et il est plus que temps de «sortir de l’ambiguïté qui a malheureusement été développée et cultivée au sein du PQ».

Mme Ouellet, qui ne compte aucun appui parmi ses collègues au caucus, se positionne donc comme la candidate de l’indépendance.

Paul St-Pierre Plamondon: le fédéraliste déçu

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Photo d'archives

Le dernier venu dans la course à la direction du PQ, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP, pour les intimes), qui se décrit comme un «orphelin politique», souhaite que le parti en finisse une fois pour toutes avec ce qu’il qualifie d’«obsession référendaire».

Selon le candidat, pour reprendre le pouvoir, le PQ doit regagner la confiance des Québécois et se présenter comme un parti au service de l’intérêt public, plutôt qu’au service de l’intérêt référendaire. «Les gens ont l'impression que le projet de référendum, l'empressement référendaire, est plus important que le service de l'intérêt public », soutient le candidat.

[BONUS] Nicolas Marceau: le souverainiste renouvelé

Même s’il ne se présente pas à la course à la chefferie du PQ, Nicolas Marceau y est allé de sa propre proposition référendaire... qu’il n’a de toute évidence pas soumise à la Loi sur la clarté référendaire. Son objectif: en finir avec le statu quo et «régler la question nationale une fois pour toutes».

Pour y arriver, l’ex-ministre de l’Économie sous le gouvernement Marois souhaite que, trois ans après s’être emparé du pouvoir, le PQ tienne un référendum  une consultation populaire lors duquel la population serait appelée à choisir entre l’indépendance et un fédéralisme renouvelé imaginé par un «négociateur fédéraliste crédible» nommé par... le PQ. Sa proposition n’a séduit aucun candidat...