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Une entreprise de Laval dénonce un règlement flou sur les supports à vélo

Contravention support à vélo
Photo courtoisie

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Un vendeur de support à vélo demande à Québec de dire clairement si l’on peut installer cet accessoire sans risquer une amende salée parce que la plaque d’immatriculation est partiellement cachée.

L’amende de 681$ reçue par un automobiliste de Montréal a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Le détaillant, Rack Ultra, qui lui a vendu ce support à vélo très populaire interpelle le gouvernement. Pour l’entreprise de Laval, rien n’oblige les constructeurs de prévoir un espace pour accrocher une plaque à l’extrémité de cet accessoire.

«Ce problème soulève une zone grise, dit Guillaume Tremblay, l’un des copropriétaires de Rack Ultra. On savait qu’un jour ça allait arriver. Les racks construits ici n’ont pas de place pour accueillir une autre plaque d’immatriculation et il est interdit d’enlever la plaque arrière de sa voiture pour la mettre ailleurs. En Europe, des pays obligent les automobilistes à en accrocher une à l’extrémité du véhicule. Ici, non. On pourrait pourtant le faire si on nous le demandait».

Jugement aléatoire

La semaine dernière, un automobiliste, qui ne transportait pas de bicyclette, avait relevé son support qui cachait alors légèrement sa plaque d’immatriculation.

Le policier s’est basé sur l’article 333 du Code de la sécurité routière. Il est en effet interdit de nuire à l’enregistrement, par un radar, des informations sur la plaque d’immatriculation.

Mais d’autres types d’amendes existent. Elles varient de 30 à 60 $ lorsque des objets réduisent la vision de la plaque.

«Cette contravention est complètement ridicule. Dans quelques semaines, des milliers de Québécois vont partir en camping avec leurs vélos accrochés derrière la voiture. C’est épouvantable comme message», s’énerve Richard Trembley, l’autre patron de l’entreprise.

Ce n’est pas la première qu’ils entendent parler de telles contraventions.

«D’autres clients ont déjà eu des amendes ou des avertissements, explique Guillaume Tremblay. On sait qu’un support peut cacher un peu une plaque. Mais c’est toujours laissé au jugement aléatoire des policiers. Les règles sont trop floues».

Pour eux, les solutions seraient simples. «On pourrait aussi mettre une plaque à l’avant de la voiture ou un transpondeur, comme lors des passages des ponts sur l’autoroute, collé sur le support», assure Richard Tremblay.

Le Ministère des Transports du Québec affirme ne pas avoir été saisi par cette question. «On y réfléchira probablement si tel est le cas», affirme Nomba Danielle, porte-parole du MTQ.

Enlever le support

Pour éviter les ennuis, Rack Ultra demande aux automobilistes de retirer leur support lorsqu’il n’est pas utilisé. Moins de cinq minutes seraient nécessaires pour effectuer la manœuvre selon Richard Tremblay.

«On leur dit en magasin et dans une fiche fournie lors de la vente, souligne-t-il. Mais ce serait un désastre si d’autres contraventions de ce type étaient données. Il faut au contraire inciter les gens à faire du sport et ne pas les empêcher de prendre leur vélo avec eux».