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Khadir, à boulets rouges sur Barrette

Khadir, à boulets rouges sur Barrette
Simon Clark/Agence QMI

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Le député Amir Khadir a tiré à boulets rouges, mardi, sur le ministre de la Santé Gaétan Barrette, l'accusant de transférer «de façon malhonnête et vicieuse» la clientèle des CLSC vers des «médecins profiteurs» en poste dans des Groupes de médecine familiale.

«Le ministre de la Santé, avec la complicité du premier ministre Philippe Couillard, est en train de privatiser de manière vicieuse, sournoise et malhonnête le système de santé», a largué le député de Mercier à l'occasion d'un point de presse. M. Khadir était accompagné de la députée péquiste Diane Lamarre et d'une délégation de la CSN pour dénoncer le transfert d'infirmières et de travailleurs sociaux vers les GMF.

Certains GMF sont propriété de Fonds d'investissement privés. «Ce gouvernement prend des décisions qui consistent à dépouiller le réseau public pour donner des ressources entre les mains d'investisseurs et des médecins qui sont plus des hommes d'affaires que des médecins», a martelé le député de Mercier, qui est lui-même médecin.

«Les plus vulnérables, ce sont des gens qui vivent des problèmes de toxicomanie, de santé mentale, qui n'ont pas accès aux GMF. Ils vont se retrouver le bec à l'eau», craint le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. À son avis, la clientèle déplacée vers les GMF devra obligatoirement consulter un médecin pour avoir accès à des services dispensés en GMF, ce qui n'est pas nécessaire dans les CLSC.

«M. Barrette n'est pas un ministre de la Santé et des Services sociaux, il est un ministre pour des médecins profiteurs», a dénoncé M. Lacharité. La CSN a fait déposer, au Salon bleu, une pétition de 10 000 signatures demandant un moratoire sur le transfert des professionnels de la santé des CLSC vers les GMF.

«Cette mesure amène à un bris de services, une diminution d'accès à des citoyens qui en avaient déjà dans les CLSC», a dénoncé Diane Lamarre, félicitant au passage les pdg de certains CISSS et CIUSSS d'avoir fait reporter à plus tard cette mesure qui entrait en vigueur le 1er juin.