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Pas de casier judiciaire pour l’ex-patron de BCIA

Luigi Coretti
Photo Chantal Poirier Luigi Coretti

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Luigi Coretti, l’ex-patron de BCIA qui avait mis une carte de crédit de sa firme de sécurité à la disposition de l’ex-ministre libéral Tony Tomassi, vient d’éviter un casier judiciaire après s’être reconnu coupable d’avoir enfreint des ordonnances du tribunal.

Le Lavallois de 50 ans a obtenu une absolution inconditionnelle, lundi, au palais de justice de Saint-Jérôme, en échange d’un don de 2000 $ au centre d’aide aux victimes d’actes criminels.

De plus, Luigi Coretti s’est tiré indemne d’une accusation de harcèlement criminel à l’endroit d’une femme qui comptait parmi ses relations d’affaires.

L’accusation a été abandonnée et, en contrepartie, il a signé un mandat de paix d’une durée d’un an, en s’engageant à ne pas contacter ni importuner la plaignante.

Accusé de fraude

Sa firme comptait un millier d’employés et a déjà eu des contrats pour assurer la surveillance de plusieurs édifices publics, dont le quartier général de la police de Montréal.

BCIA a cependant fait faillite à la suite de l’arrestation pour fraude de Coretti par la Sûreté du Québec, en 2012. Il est toujours en attente de procès dans cette affaire.

Il avait été remis en liberté provisoire dans ce dossier, mais n’a pas respecté certaines des conditions que le juge lui avait imposées.

En 2014, son ami Tony Tomassi, ex-ministre de la Famille dans le gouvernement Charest, a été condamné à 240 heures de travaux communautaires, après avoir payé 6995 $ d’essence pour son véhicule personnel avec une carte de crédit de BCIA, mise à sa disposition par Coretti. L’ex-ministre s’était reconnu coupable d’avoir accepté un bénéfice d’une personne en relation d’affaires avec le gouvernement.

– Avec la collaboration de l’Agence QMI