/opinion/columnists
Navigation

La bulle péquiste

Coup d'oeil sur cet article

La course à la direction du Parti québécois ne lève pas et ce n’est pas faute de couverture médiatique. Celle-ci est souvent même disproportionnée.

Un sondage SOM-Cogeco montrait lundi qu’un répondant sur trois s’intéressait à la course. Même chez les électeurs qui voteraient pour le PQ, 56 % seulement affichent un intérêt.

Deux raisons principales expliquent ce désintéressement. Aucun des candidats ne s’impose comme «premierministrable». Je sais, je sais, Justin Trudeau n’était pas perçu comme tel non plus!

Toute l’attention a en plus été centrée depuis le 2 mai sur la démarche préconisée par chacun pour l’accession à la souveraineté. Or 13 % seulement des répondants croient opportun de tenir un référendum au cours d’un premier mandat qu’obtiendrait le PQ.

Un bon gouvernement

Puisque seule Martine Ouellet s’engage à tenir un référendum à l’intérieur des quatre années suivant sa prise du pouvoir, et elle ne récolte qu’un petit 6 % des appuis, Alexandre Cloutier et Véronique Hivon devraient vite sortir aussi du garde-robe.

Les Québécois veulent une position claire sur le référendum et ont hâte d’entendre parler d’autre chose.

Alexandre Cloutier a enfourché le cheval de l’éducation. Le thème est porteur.

Il maintient toutefois un flou artistique sur l’accession à la souveraineté. Il se réserve le privilège d’en décider six mois avant l’élection, soit après avoir été choisi chef. Ça ne passe pas, ni dans la population ni dans les rangs péquistes.

Les deux meneurs dans la campagne à la direction du parti projettent l’image de vivre dans une bulle.

Assez niaisé

M. Cloutier doit liquider la question d’un référendum à court terme et à tout prix, et présenter l’alternative d’un «bon gouvernement», à la tête d’un parti recentré.

Les Québécois ont eu leur quota du niaisage avec Pauline Marois en 2014 sur la souveraineté. La leçon aurait dû porter! Autrement, le PQ ne regagnera pas la confiance des électeurs.