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L’Europe au bon moment

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Nous séjournons en Europe jusqu’au 27 juin pour une série de compétitions et un camp d’entraînement et ce voyage arrive dans une bonne période. On est là pour travailler, mais il permettra de briser la routine.

J’aime ce rythme de vivre dans les valises et à se déplacer d’une ville à la suivante. Je suis contente parce qu’on va parfois aux États-Unis à ce temps-ci de l’année, mais je préfère l’Europe où il y a plus de diversité. Certains soirs, notre entraîneur aime nous amener dans un restaurant et, l’an dernier, on avait trouvé un peu de temps pour visiter Rome.

Une bonne pratique

Ce voyage me servira de bonne répétition pour la vie en groupe. Je m’entraîne à Toronto depuis un an et je suis habituée de côtoyer notre petit groupe de six nageurs. Mais à compter de maintenant, pour le reste de l’été et durant les Jeux, on va vivre 24 heures sur 24 entre coéquipiers et entraîneurs de l’équipe canadienne.

C’est bon que j’expérimente cette vie de groupe parce que ce n’est pas une situation facile pour moi. Les gens que je côtoie régulièrement savent que j’ai parfois besoin d’être seule. Je leur dis souvent: ce n’est pas que je n’apprécie pas votre compagnie, mais j’ai besoin de partir seule à l’occasion, comme pour me promener dans des boutiques.

Ça ne m’empêche pas non plus d’aller me promener avec quelqu’un, mais je suis habituée de faire mes affaires seule et ça se réflete dans ma vie sociale et mes entraînements. Mon entraîneur sait que j’aime parfois faire mes propres entraînements sans attendre personne.

Mon problème d’anxiété se révèle surtout quand je me trouve dans un groupe et que je ne vois pas d’issue ou que je ne sais pas comment agir. C’est davantage la situation sociale qui crée mon anxiété que l’anxiété elle-même qui me pousse à être solitaire.

Des sites uniques

Aujourd’hui, nous disputons nos dernières courses à Canet, dans le sud de la France. Après, ce sera Barcelone et Rome. Heureusement, je ne suis pas arrivée ici avec le souvenir de ma dernière compétition à Charlotte en Caroline, à la mi-mai. Je n’avais pas bien performé en raison de la fatigue et ça avait été un peu dur sur l’égo. Mais ça arrive! Il y a toujours un creux de motivation qui suit les essais olympiques et cette compétition m’a replacée dans le droit chemin.

C’est toujours une belle expérience que de nager en Europe.

À Canet, on compétitionne dans une piscine extérieure et un défi additionnel se trouve dans le vent qui souffle de la Méditerranée. À Barcelone, s’il fait beau, on va être exposé au gros soleil. Il y a peu de vent et ça peut devenir plus difficile parce qu’il faut chaud et humide.

Puis à Rome, ce n’est pas compliqué, toutes les fois où j’y suis allée, il a fait beau. Je n’y ai pas vu plus qu’une demi-journée de pluie au total dans ma carrière. Le complexe est super beau avec la piscine qui se situe comme dans un creux et les gradins qui sont à flanc de colline. Assis dans les estrades, tu as un point de vue saisissant sur la piscine.

C’est une piscine que j’aime beaucoup. Ça pourrait nous conditionner à ce qu’on découvrira à Rio...

— Propos recueillis par Alain Bergeron