/opinion/columnists
Navigation

Ramenez Poëti

Coup d'oeil sur cet article

Philippe Couillard réussirait un coup de théâtre en ramenant l’ex-ministre des Transports, Robert Poëti, dans cette fonction.

M. Poëti a été le lanceur d’alerte à l’origine de l’éclatement de la crise actuelle au ministère des Transports. Le ménage qu’il a été empêché de faire comme ministre, bloqué par la sous-ministre Dominique Savoie et ses sbires, M. Poëti y est parvenu par d’autres méthodes.

Sa réhabilitation intégrale serait certes un geste sans précédent de la part d’un premier ministre et un aveu du même coup de son erreur en dégommant injustement l’ex-officier de la SQ. Mais M. Couillard y gagnerait au final.

Plus de crédibilité

Le successeur de M. Poëti aux Transports, Jacques Daoust, n’a pas la crédibilité pour imposer le «changement de culture» nécessaire à la direction de ce ministère.

Il s’est empêtré gauchement dans trop de controverses majeures depuis 2014.

Le retour de M. Poëti enverrait un message sans équivoque du haut au bas de la pyramide administrative des Transports et un message à la population sur une puissante volonté politique de purger ce ministère.

M. Poëti est le seul ministre des Transports de tous ceux qui se sont succédé à sa direction, incluant le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, à avoir été résolu à nettoyer la machine administrative du ministère.

Le député de Marguerite-Bourgeoys émerge de cette crise avec l’aura d’un M. Net que les bureaucrates déviants n’ont pas réussi à asservir.

Le pm et le parti

Des soupçons pèsent sur Philippe Couillard, pour avoir tassé Robert Poëti, et sur le PLQ dont la marque de commerce est entachée par du financement politique illégal.

M. Poëti a mis au jour des méthodes de fonctionnement intolérable. Cela mérite une marque de reconnaissance éclatante.

Un nouveau sous-ministre a déjà été nommé, issu de la Sécurité publique, Denis Marsolais, pour redresser l’appareil. L’UPAC fera le reste pour régler le passé.