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Transcontinental demande l’aide des gouvernements

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La chute des profits de Transcon­tinental est tellement importante que l’entreprise réclame une aide financière temporaire à Québec et Ottawa. La direction de la société montréalaise estime que les gouvernements doivent appuyer les journaux locaux dans leur transition vers l’ère numérique.

Après les quotidiens, c’est au tour des journaux hebdomadaires – Transcon­tinental en possède 170 au pays – de subir la dégringolade de leurs revenus publicitaires. Lors d’une conférence téléphonique, tenue hier avec des analystes financiers, le président et chef de la direction de Transcontinental, François Olivier, a laissé entendre que l’appui des gouvernements est essentiel pour assurer la pérennité des journaux locaux.

Vers le numérique

«La majorité des journaux que nous possédons sont dans de très petits marchés, où ils produisent des nouvelles locales. Je pense que les gouvernements ont un rôle à jouer pour nous aider à traverser la transition du papier vers le numérique», a déclaré François Olivier, en marge de la publication des résultats financiers du dernier trimestre.

Transcontinental a dévoilé des profits en forte baisse au deuxième trimestre, marqué notamment par des radiations d’actifs. L’entreprise a dégagé des profits nets de 5,4 millions $ ou 0,07 $ par action, en recul de 93,3 % par rapport à 81,2 millions $ ou 1,04 $ par action au trimestre correspondant l’an dernier.

François Olivier n’a pas chiffré l’aide financière qu’il espère obtenir de Québec et Ottawa. Le dirigeant a cependant précisé que Transcontinental a déjà fait des représentations auprès des deux paliers de gouvernement.

Les frais de recyclage

L’homme d’affaires croit que l’État pourrait, par exemple, réduire les frais qui sont exigés pour le recyclage des imprimés. Il réclame également un soutien financier direct pour la production de contenus dans les journaux hebdomadaires ainsi que d’autres incitatifs financiers pour soutenir les investissements dans de nouvelles plateformes numériques.

«Nous avons connu un trimestre plus difficile au chapitre de la profitabilité, car certaines initiatives d’optimisation déjà mises en place n’auront un effet sur nos résultats qu’au cours des prochains trimestres», a expliqué François Olivier.