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Une journaliste française installée au Québec raconte son expérience

Une journaliste française installée au Québec raconte son expérience
Courtoisie Ville de Montréal

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Emmanuelle Walter vit au Québec depuis cinq ans. Elle décrit son expérience en sol québécois et rapporte les témoignages d’autres Français.

Pour son article «S'installer au Canada: Français, arrêtez de gueuler et adoptez l'accent!» publié sur le site de l’hebdo L’Obs, la journaliste a recueilli les commentaires d'autres Français ayant élu domicile au Québec depuis quelques années.

Si le topo s’avère positif dans l’ensemble, quelques-unes des personnes consultées pour l'article adressent tout de même quelques mises en garde à leurs compatriotes tentés par l'expérience québécoise.

Par exemple, les Français nouvellement installés au Québec devraient cesser le plus rapidement possible de comparer leur terre d’accueil avec la France.

D'emblée, Emmanuelle Walter se montre sévère envers ses congénères: «Notre ethnocentrisme franco-français est proprement ahurissant.»

Une Française ayant témoigné dans l'article abonde dans le même sens. 

«Tout est tellement différent que la comparaison (entre le Québec et la France) est vaine. À un moment, il faut déplacer son centre de gravité et s'intéresser plutôt, si on veut être pertinent dans les discussions, à ce qui se passe à Toronto, Seattle ou Vancouver», affirme Sarah, qui œuvre dans le secteur des communications.

La question de l’accent, bien sûr, demeure au centre des préoccupations des Français au Québec.

Comme l’affirme une des femmes citées par la journaliste, les nouveaux arrivants se doivent d’être à l’écoute sans condescendance.

«Je conseille aux néo-arrivants français d'ouvrir grand leurs oreilles, de ranger leur mépris pour l'accent au placard, de comprendre les différents registres (la langue parlée est très différente de la langue écrite) et d'adopter avec jouissance le maximum d'expressions québécoises.»

Les relations de travail «à la québécoise» sont aussi commentées par un jeune entrepreneur d’origine française à la tête d’une start-up de jeux vidéo.

«Tu ne peux pas formaliser un reproche de manière abrupte. Il faut réfléchir à l'avance à la manière dont tu vas le verbaliser. Sinon, l'employé claque la porte et va voir ailleurs, et je sais de quoi je parle. C'est à l'opposé du management sanguin de Marseille, d'où je viens! Moi, j'y ai trouvé beaucoup d'apaisement.»

Dans l'article, Emmanuelle Walter parle aussi de l’éducation des enfants, du féminisme tel qu’il est perçu chez nous et de l’hiver québécois.