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15 % des aînés victimes d’abus

Care Worker Mistreating Senior Woman At Home
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Et pourtant ça existe et bien plus qu’on le pense! On rapporte qu’environ 15 % des aînés seraient victimes d’abus et que 80 % de ceux-ci ne sont jamais signalés ou même détectés! (1) (2)

On définit la maltraitance ainsi: «Il y a maltraitance quand un geste singulier ou répétitif, ou une absence d’action appropriée se produit dans une relation où il devrait y avoir de la confiance, et que cela cause du tort ou de la détresse chez une personne aînée.» (OMS, 2002) (3)

La maltraitance chez la personne âgée peut prendre différentes formes. Ainsi, on parle d’abus physiques et/ou sexuels tels: gifles, brûlures, être forcée à manger, être obligée d’attendre trop longtemps pour aller à la toilette, attouchements, exhibitionnisme devant la personne âgée, agression sexuelle, etc.

Forme psychologique

Il y a aussi des abus psychologiques se manifestant par: rejet, humiliation, création d’un sentiment de terreur, de peur extrême, d’inutilité, infantilisation, intimidation, propos dégradants ou menaces. Sans oublier les abus financiers tels que le vol d’argent, de chèques de pension, de bijoux, autres objets de valeur, pression pour léguer son héritage, détournement des fonds de retraite, etc.

À cela s’ajoutent des situations qualifiées de négligence envers nos personnes âgées: malnutrition, déshydratation, vêtements souillés ou inappropriés, hygiène personnelle douteuse, prothèses inadéquates (dentier, lunettes), administration abusive ou insuffisante de la médication, supervision inadéquate, absence de moyens de transport, isolement.

Contrairement à ce que l’on peut penser, les aînés maltraités proviennent autant de milieux aisés que défavorisés et les hommes peuvent aussi subir de la violence.

Reconnaître et dénoncer

Mais qui sont ces abuseurs? Comme la maltraitance peut survenir chez la personne aînée ou en établissement, l’abuseur peut être un de ceux-ci: membre de la famille, enfant, conjoint(e), intervenant, «ami», fournisseur de services, préposé. Rappelons-nous que la majorité des aînés «maltraités» connaissent leur abuseur!

Que pouvons-nous faire devant de telles situations? En premier lieu, savoir reconnaître les situations de maltraitance et les dénoncer, être plus vigilant envers les personnes âgées qui nous entourent, et mieux informer nos aînés sur les risques de négligence et de maltraitance. Dirigez ces personnes vers les différentes ressources existantes. À titre d’exemple, il existe un site sur lequel on retrouve un court questionnaire: «Suis-je victime de maltraitance»: https://www.stop-abus-aines.ca/documents/Grille_d’évaluation.pdf

Et n’hésitons pas à remettre le numéro de téléphone suivant: Ligne abus des aînés: 1 888 489-ABUS (2287).

Soyons alertes pour que cesse la violence envers nos aînés! C’est inacceptable!

(1) https://www.stop-abus-aines.ca

(2) www.statcan.gc.ca

(3) Laforest, J. et al. «Recherche de cas de maltraitance envers des personnes aînées par des professionnels de la santé et des services sociaux en première ligne». Direction du développement des individus et des communautés. Juin 2013.

https://www.inspq.qc.ca

Mythe ou réalité

Les aînés dénoncent rapidement leur situation de maltraitance. (1)

Mythe!

Malheureusement non! Ces personnes âgées sont déchirées entre l’affection qu’elles ont malgré tout pour leur abuseur et le désir de dénoncer la situation. Elles ont peur des représailles, sont parfois dépendantes de cette personne et craignent de se retrouver par exemple en établissement d’hébergement plus rapidement qu’elles ne le souhaiteraient.

(1) https://www.stop-abus-aines.ca

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