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Hillary et le syndrome Marois

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«Je ne pense pas que nous ayons déjà eu un candidat avec autant de qualifications à ce poste.» C’est avec ces mots que le président Barack Obama a donné son appui à la première femme candidate démocrate à la présidence des États-Unis.

En plus d’appeler au ralliement des troupes derrière la candidate du parti, il a souligné ses compétences et rappelé ses implications passées. Avocate, première dame, sénatrice, secrétaire d’État, Hillary Clinton a une feuille de route plus importante que plusieurs candidats avant elle.

Dame de béton

Ce n’est pas sans rappeler le parcours d’une autre grande dame de la politique québécoise: Pauline Marois. Ces deux femmes ont cumulé les postes et les portefeuilles et malgré tout, elles ont constamment été sous-estimées ou encore jugées presque exclusivement sur leur sexe, leur conjoint et leur argent.

Elles ont brisé des plafonds de verre, mais ce n’était pas suffisant, il aurait fallu qu’elles soient parfaites!

Lire les commentaires sous les articles dédiés à l’une ou l’autre nous permet de comprendre à quel point les attaques qui pleuvent sur ces politiciennes sont personnelles, sexistes et surtout superficielles. On leur reproche leur ambition, leur manque d’humilité, autant de clichés véhiculés sur les femmes de tête et de pouvoir.

Chercher un chevalier

Face à un Donald Trump qui ose utiliser les insultes dans ses discours et les attaques en bas de la ceinture, Hillary Clinton aura fort à faire pour se sortir de ces attaques sur son sexe. Pour ne pas avoir l’air d’une victime tous les jours.

Dans une «guerre» contre un candidat sans pitié, plusieurs cherchent encore leur preux chevalier et auraient préféré un homme moins qualifié, je ne parle pas de Sanders, qu’une femme à ce poste. Encore aujourd’hui, il leur est difficile de croire qu’une femme peut être un général efficace!