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La haine des droits fondamentaux

La haine des droits fondamentaux
AFP

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Les meurtres d’Orlando ont été salués par un communiqué de l’État islamique comme une punition contre des « sodomites ».  Les victimes ont été tuées en raison de leur orientation sexuelle.  On a voulu les assassiner parce qu’ils étaient ce qu’ils sont. 

C’est le dégoût pour le respect des droits fondamentaux qui anime ces crimes gratuits contre des gens qui n’ont rien fait d’autre que d’être ce qu’ils sont. 

Lorsqu’on a attaqué la rédaction de Charlie Hebdo, c’est la liberté de presse qui était visée.  On voulait punir la diffusion d’images qu’on trouve contraire aux croyances qu’on estime les seules valables. 

Les meurtres à l'épicerie HyperCasher de Paris visaient des juifs... seulement parce qu'ils étaient juifs ....

Les fusillades au Bataclan ont été revendiquées comme un « châtiment » contre la musique « décadente ».

Il y a un trait commun à ces crimes et à tous les autres du même acabit :  ce sont des attaques contre les valeurs qui fondent les sociétés démocratiques.  Des attaques contre les droits fondamentaux.

Pour justifier ces actes injustifiables, les criminels utilisent des arguments qui sont essentiellement fondés sur la négation des droits des personnes.

Liberté de presse, respect du droit à la différence, égalité entre hommes et femmes, interdiction de discriminer sur la base de l’orientation sexuelle ou des croyances constituent le socle de droits fondamentaux sur lequel se construit une société pluraliste et inclusive.

Une société démocratique tire sa force de sa capacité à défendre les droits de tous et de toutes.

C’est pourquoi il faut récuser toute tentation de sombrer  dans des sentiments de haine contre les gens qui ont pour seul tort d’avoir la religion que brandissent des criminels pour justifier leurs gestes.

Plus que jamais, il importe de faire la différence entre les comportements criminels et les croyances que certains tentent d’instrumentaliser afin de justifier des crimes injustifiables. Sinon, on joue de jeu de ceux qui détestent les droits fondamentaux.