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Les voisins s’inquiètent pour leur santé

Louis Trottier, du Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée, qui représente 700 propriétaires de Malartic.
Photo Le Journal de Montréal, David Prince Louis Trottier, du Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée, qui représente 700 propriétaires de Malartic.

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MALARTIC | Exaspérés par le bruit, les vibrations et la poussière, des voisins situés à quelques dizaines de mètres de la mine Canadian Malartic s’inquiètent pour leur santé et veulent que leur maison soit rachetée avant l’agrandissement de la mine.

Canadian Malartic demande la permission au gouvernement de pouvoir s’agrandir afin de récolter 3 millions d’onces d’or supplémentaires, ce qui permettrait de prolonger sa durée de six ans et de maintenir 1200 emplois à Malartic, en Abitibi. Au prix actuel de l’or, les revenus supplémentaires seraient d’environ 3,6 milliards $ américains.

La première séance des audiences publiques du BAPE sur ce projet avait lieu hier soir et les citoyens avaient plusieurs questions sur les risques pour leur santé, qu’ils disent s’être détériorée en raison des activités de la mine.

Des études de l’Institut national de la santé publique et de la Direction de la santé publique tendent à leur donner raison et démontrent des impacts importants sur la santé psychosociale des citoyens.

«Les opérations de la mine causent plus de nuisances que ce qui était prévu au départ par la minière Osisko. [...] Il y a un problème de santé publique à Malartic et le rachat de maisons est envisagé dans les solutions», a indiqué Stéphane Bessette, de la Direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue.

Canadian Malartic propose 40 M$ pour compenser les impacts et 10 M$ pour acheter des résidences. Les citoyens demandent 200 M$ au total.

Arrêt des équipements

Selon le directeur de la mine, Serge Blais, depuis la réalisation des études sur la santé des Malarticois, la performance environnementale de la mine s’est beaucoup améliorée.

«Nous n’avons pas dépassé les normes de poussières depuis près de 400 jours et les normes de bruit depuis près d’un an. On s’est beaucoup amélioré. On a arrêté nos gros équipements pendant 32 000 heures en 2015 pour respecter les normes de bruit et de poussière», a dit le directeur de la mine, Serge Blais.

Colère

«Nous vivons au quotidien depuis plus de cinq ans des sautages, de la poussière, des vibrations et du bruit. Notre présent est invivable. Notre futur, avec l’expansion et le déplacement de la 117, nous laisse présager pire encore», a dit Louis Trottier, du Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée, qui représente 700 propriétaires de Malartic.