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«On ne lâche rien chez les Ciman»

La famille de Laurent, restée au Québec, vit l’Euro de soccer de loin

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Malgré la défaite de la Belgique, la famille de Laurent Ciman se dit extrêmement heureuse et fière de voir le défenseur de l’Impact participer à l’Euro.

«Allez les enfants, venez mettre le chandail de papa», clame Diana, la femme de Laurent Ciman. À quelques minutes du début du premier match de la Belgique dans la compétition, la jeune femme de 33 ans est déjà dans son match.

Avec son maillot aux couleurs de la Belgique sur les épaules et celui de l’Impact accroché à la taille, la compagne du défenseur international attend avec impatience le coup d’envoi. «C’est stressant, indique-t-elle dans un grand sourire. Ici, c’est un peu l’effervescence. Ce n’est pas un match comme un autre».

Alors que Laurent Ciman rentre sur le terrain, Diana s’installe sur le canapé avec Nina, 6 ans, et Achille, 2 ans. Ils ne sont pas seuls dans cette paisible maison située sur la Rive-Sud, à moins de 30 minutes du centre-ville de Montréal. Un couple d’amis les rejoint avec leurs deux enfants alors que Sylvia Sabbioni, la mère de Diana, prend Nina, l’aînée de la famille qui souffre d’autisme, dans ses bras.

«J’ai pleuré de joie»

La belle-mère de Laurent Ciman, qui habite la région de Charleroi en Belgique, n’avait pas planifié cette visite à Montréal au mois de juin. Ce n’est qu’après une cascade de blessures que Laurent Ciman a été appelé au dernier moment pour rejoindre la Belgique. Sylvia, 64 ans, est donc arrivée pour aider sa fille dans les tâches quotidiennes.

Diana, elle, n’oubliera pas cette surprise. Alors que l’Impact vient de perdre contre Orlando le 21 mai, Laurent l’appelle. «Il m’a dit «J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle: je rentre plus tôt, mais je dois repartir demain». Il était tout ému. Moi, j’ai crié dans toute la maison comme une cinglée. J’ai pleuré de joie.»

Un rêve réalisé

Après deux matchs préparatoires, le joueur de l’Impact a gagné sa place. Il était même partant avec son équipe nationale contre l’Italie. «C’est un rêve qui se concrétise, un honneur suprême, assure Diana. C’est aussi une reconnaissance de son travail à Montréal. Le voir jouer à l’Euro, c’est fabuleux».

Son Laurent l’a même appelée trois heures avant la rencontre. «Il n’était pas très bavard, je le sentais très concentré. Mais je lui ai dit qu’on l’aime très fort, qu’on est tous derrière lui», raconte-t-elle.

Si sa fille ne quitte pas la télé des yeux, Sylvia préfère s’écarter. «J’ai trop peur que mon beau-fils ne prenne un coup ou qu’il fasse une erreur, révèle-t-elle avant d’éclater de rire. En plus, je n’y connais rien en sport. Il n’y a que le patinage que je regarde parfois».

« On garde espoir »

Sur le terrain, ça ne se passe pas très bien. La Belgique, l’une des équipes favorites de l’Euro, perd 2 à 0. Diana consulte, anxieuse, les réseaux sociaux. «Je n’aime pas qu’on le critique, mais c’est normal, c’est mon mari», rigole-t-elle.

Déçue par le résultat, elle se montre fair-play et réaliste. «Le meilleur a gagné et pour prétendre gagner une telle compétition, il va falloir qu’on se réveille. Mais je suis fière de la prestation de Lolo. Il a été à la hauteur».

Diana promet même de réconforter son homme. «Je vais lui dire: «C’était très bien mon chéri, bravo! Continue comme ça», indique-t-elle. De toute façon, c’est notre devise. On y croit toujours et on garde espoir. On ne lâche rien chez les Ciman!»