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Des financiers veulent relancer le RÉA

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Des financiers québécois veulent hausser le nombre d’inscriptions en Bourse de sociétés québécoises. Dans un rapport publié mercredi, le groupe de financiers recommande, entre autres, de relancer le Régime d’épargne-actions (RÉA), créé par Jacques Parizeau.

La première version du programme a permis à des fleurons comme Alimentation Couche-Tard, CGI et Jean Coutu de faire leur entrée sur le marché boursier canadien, pendant les années 1980 et 1990. La seconde édition du RÉA a pris fin en 2014, au moment où les inscriptions en Bourse avaient commencé à se faire plutôt rares dans la province.

Entreprises québécoises

En 2015, seulement deux entreprises québécoises, dont Stingray Digital, ont procédé à un premier appel public à l’épargne (PAPE) à la Bourse de Toronto, parmi les 22 entreprises l’ayant fait dans tout le pays. Six compagnies du Québec ont également procédé à un PAPE pour être transigées sur la Bourse de croissance TSX.

«Une société qui s’inscrit en Bourse obtient un outil important pour lever du capital. Initialement, CGI a recueilli 5 M$ lors de son introduction en Bourse. Ça lui a permis de grossir, de faire des acquisitions, d’embaucher plus de personnel, de payer plus d’impôts et de conserver son siège social au Québec», a dit Sylvain Vincent, associé directeur chez EY et coprésident du comité ayant supervisé les travaux du Groupe de travail sur le déficit d’inscriptions en Bourse de sociétés québécoises.

20 recommandations

Dans leur rapport, les financiers ont formulé un total de 20 recommandations dans l’espoir d’accroître le nombre de PAPE d’entreprises québécoises. Ils suggèrent aussi de susciter l’intérêt des médias pour les entreprises publiques.

Sylvain Vincent reconnaît que les investisseurs institutionnels, comme les caisses de retraite et les fonds de travailleurs, investissent déjà dans les entreprises de la province pour soutenir leur croissance.

Mais il estime que la Bourse procure une plus grande stabilité, car les investisseurs institutionnels doivent se retirer après quelques années.

«On doit reconstruire l’écosystème financier québécois, qui permettait à des PME de s’inscrire en Bourse», a dit Sylvain Vincent.