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L’auteur jeunesse Maxime Roussy hospitalisé

Son procès pour agression sexuelle a été suspendu

<b>Maxime Roussy</b><br />
Accusé
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse Maxime Roussy
Accusé

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L’auteur jeunesse Maxime Roussy a dû être hospitalisé mercredi, après que sa défense eut été taillée en pièces par la Couronne.

Prévu pour toute la semaine, le procès de Roussy pour agression sexuelle sur une mineure est suspendu jusqu’à ce qu’il sorte de l’hôpital.

«Sincèrement, je croyais vraiment qu’on allait terminer cette semaine», a dit Me Valentina Corsetti, de la défense, après avoir informé la cour de ce rebondissement mercredi.

Ce n’est pas la première fois que l’homme de 40 ans se retrouve à l’hôpital dans le cadre de ses démêlés avec la justice.

Cela lui est arrivé à au moins une autre reprise durant le procès, juste avant le témoignage d’une autre jeune femme, qui aurait eu une relation sexuelle avec lui. Cette dernière n’est pas considérée comme une victime dans cette affaire.

Mandat d’arrestation

Roussy fait face à 11 chefs allant du leurre à l’agression sexuelle armée. Il a choisi de ne pas témoigner à son procès.

La procureure de la Couronne, Me Caroline Dulong, a demandé à la juge de lancer un mandat d’arrestation pour s’assurer que l’accusé soit présent à la cour.

La juge Dominique Joly s’est donné 24 heures avant de le faire. «Si c’est quelque chose de bénin, et que monsieur fait un peu d’anxiété, peut-être à cause des témoignages [de mardi], il va revenir», a-t-elle expliqué, au palais de justice de Montréal.

Documents falsifiés

L’auteur du Blogue de Namasté a subi un revers à la cour mardi, lors du témoignage d’un expert en informatique.

La défense veut admettre en preuve des séances de clavardage, où la victime alléguée semble menacer l’auteur qu’elle va le piéger. Mais Karine (nom fictif) nie avoir eu ces conversations, et la juge n’a pas déterminé si elle les acceptera en preuve.

L’expert engagé par la défense s’affairait à démontrer que ces messages, provenant d’un disque USB de Roussy, étaient authentiques.

Il a cependant dû avouer mardi que le contenu des conversations aurait pu être falsifié lorsque la Couronne lui a fait remarquer un anachronisme important.

Le programme pour enregistrer les clavardages a été mis en vente en 2011, alors que les messages sont censés avoir été échangés en 2010.