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Le rêve évanoui

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Bernard Drainville a visé devenir chef du Parti québécois et premier ministre.

Il est légitime en politique ou en entreprise d’aspirer aux plus hautes fonctions. Le ciel était par contre maintenant bouché pour lui. Il l’avait très bien lu en restant à l’écart de la course à la succession de Pierre Karl Péladeau.

En 2015, M. Drainville avait dû se rallier à PKP en fin de course. Il s’apprêtait alors à finir troisième derrière Alexandre Cloutier.

Plusieurs militants et dirigeants du PQ le tenaient encore responsable de la défaite électorale de 2014, accroché qu’il était à sa charte de la laïcité.

Perte de 35 000 $

La victoire d’Alexandre Cloutier dans la présente course allait entraîner la perte de son poste de leader et de la prime de près de 35 000 $ par année qui y est attachée. Et il ne serait plus dans le cercle restreint des décideurs autour du chef.

Les chances de victoire du PQ à l’élection de 2018 sont par ailleurs minces. La perspective d’être un obscur porte-parole sectoriel pendant les six prochaines années n’avait rien d’excitant.

L’ex-ministre Nathalie Normandeau touchait quelque 165 000 $ comme animatrice au FM93. Bernard Drainville a dû négocier dans les mêmes eaux. La rémunération de base d’un simple député est de 90 000 $.

L’ex de Radio-Canada a compris sur quel côté son pain était beurré.

Parlementaire redoutable

Bernard Drainville s’est révélé un parlementaire redoutable, même s’il s’est cassé le nez avec sa charte.

Il a réussi à faire adopter à l’unanimité l’actuelle loi sur le financement public des partis politiques, celle sur des élections à date fixe et une autre permettant aux étudiants de voter sur les campus.

Drainville était cependant devenu farouchement partisan. Il abusait des insinuations, allégations, amalgames, pour salir ses adversaires libéraux.

Je lui souhaite de retrouver un meilleur équilibre et la sérénité.