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Ecclestone traite Montréal de «trou à rats»

Ecclestone traite Montréal de «trou à rats»
AFP

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Bernie Ecclestone, semble préférer Bakou à Montréal. Le patron de la Formule 1 est enchanté par la tenue d’un Grand Prix en Azerbaïdjan ce week-end, malgré les inquiétudes notamment d’Amnistie internationale concernant les droits de l’homme dans ce pays.

Ecclestone ne s’est même pas gêné pour qualifier les Grands Prix en Amérique du Nord de trous à rats.

«Nous venons juste de quitter le meilleur circuit en Amérique du Nord, et en comparaison à Bakou, c’est un peu un trou à rats [traduction libre de “shit hole”], n’est-ce pas?», a demandé le grand manitou de la F1 dans des propos relayés par le site Motorsport.com, jeudi.

«Est-ce que quelqu’un sait vraiment ce que sont les droits de l’homme?, a-t-il ajouté. La liberté d’expression, ces choses-là – je pense que, dans la plupart des pays, vous vous attirez des problèmes si vous êtes contre le gouvernement. La situation n’est pas si simple.»

Remise en doute
Annoncée avec fracas en 2014, l’entente assurant la tenue du Grand Prix du Canada pendant 10 ans à Montréal a été remise en question par Ecclestone en marge de l’événement, le week-end dernier.

L’homme d’affaires de 85 ans a indiqué au circuit Gilles-Villeneuve que certaines clauses de l’accord signé entre les divers paliers de gouvernement pourraient ne pas être respectées.

Il était convenu que des travaux prévoyant la rénovation des garages, de la tour de contrôle et du centre médical notamment devaient être complétés avant la présentation de la course en 2017.

Ecclestone l’a d’ailleurs fait savoir devant les journalistes en montrant du doigt la Ville de Montréal qui, selon les modalités de l’entente, a la responsabilité d’effectuer ces travaux et d’en assumer la facture estimée à environ 33 millions $, pour une facture totale de 50 millions $.

«Montréal n’appuie pas son Grand Prix», a-t-il souligné.

Le maire Denis Coderre n’a pas semblé trop s’en faire avec ces commentaires. Il s’est fait rassurant en indiquant que l’avenir du Grand Prix ne serait pas menacé, même si une clause du contrat n’était pas respectée.