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Les Québécois ne font pas confiance aux entrepreneurs en rénovation

La réputation de l’industrie est pire que celles des banques ou du secteur des télécoms

JdeM-Régulier

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Les entrepreneurs en rénovation au Québec souffrent d’une grave crise de confiance: une majorité de Québécois disent ne pas avoir confiance en eux, selon un sondage réalisé pour le compte de Réno-Assistance.

En fait, 55 % des répondants ont indiqué ne pas faire confiance aux entrepreneurs en rénovation, et la proportion monte à près des deux tiers lorsque la question n’est posée qu’aux hommes.

Même si les femmes sont plus confiantes, seulement 1 % disent avoir «très confiance» comparativement à... 0 % chez les hommes.

Quatre consommateurs sur 10 (39 %) disent aussi avoir vécu ou connaître quelqu’un qui a vécu une mauvaise expérience en rénovation. Pour ceux dont le revenu familial annuel est de 100 000 $ ou plus, le taux passe à 48 %.

Dans de tels cas, 83 % des gens disent que le travail a été bâclé et qu’il a dû être recommencé. Les travaux se sont éternisés pour 45 % des répondants alors que 14 % d’entre eux ont vu leur chantier être abandonné par l’entrepreneur.

Tout au bas

Le sondage fait aussi ressortir que l’industrie de la construction et de la rénovation a bien mauvaise réputation, lorsqu’elle est comparée à celles de l’automobile, des banques et des télécommunications.

À peine 3 % des répondants disent avoir davantage confiance dans l’industrie de la construction et de la rénovation que dans les trois autres sous comparaison.

«Les résultats confirment ce que nous savions déjà. D’ailleurs, malgré ma formation dans le domaine et mes études en administration, j’ai moi-même perdu des dizaines de milliers de dollars suite à de mauvaises expériences en rénovation avant de décider de lancer Réno-Assistance», a commenté Eric Périgny, président fondateur de Réno-Assistance, qui propose des entrepreneurs vérifiés aux consommateurs qui désirent réaliser des travaux de rénovation.

Réaction de l’APCHQ

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) soutient qu’il n’est pas évident de commenter les résultats d’un sondage, sans connaître les questions soumises aux répondants.

«On sent par contre qu’il y a un sentiment de confiance qui n’est pas là. Les gens ont besoin de sécurité quand ils font des affaires avec un entrepreneur», a dit François-William Simard, directeur des communications de l’APCHQ.

Le sondage sur les entrepreneurs en rénovation a été réalisé en ligne par la firme Léger - Recherche Stratégie Conseil auprès de 485 Québécois âgés de 25 ans et plus et disposant d’un revenu familial annuel brut de 60 000 $ et plus, entre le 25 et le 27 mai dernier.