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Des élèves en échec à cause de l'annulation d'une partie de l'examen d'histoire

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L'annulation d'une partie de l’examen d’histoire de quatrième secondaire fait échouer des élèves qui auraient obtenu la note de passage si l’épreuve avait été corrigée au complet.

Mercredi, le ministère de l'Éducation a décidé d’annuler une question à développement de l’examen, qui valait pour 24 % de la note finale, parce que son contenu avait circulé sur les réseaux sociaux avant le début de l’épreuve. La décision a été prise par «souci d’équité», a-t-on alors expliqué.

Or, cette décision suscite de la grogne dans les rangs des élèves, indique Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec. Certains avaient réussi à obtenir la note de passage avec la question à développement, mais échouent une fois cette question mise de côté. «Des cas comme ça, il y en a et il risque d’y en avoir plusieurs, affirme M. Bédard. Pour plusieurs, cette question, c’était un peu comme une planche de salut.»

La question no 22 de l’examen d’histoire était la seule qui nécessitait une longue réponse d’environ 250 mots, sur l’un des quatre grands thèmes étudiés pendant l’année scolaire.

M. Bédard craint les «dommages collatéraux» de cette décision qui risque de faire baisser les résultats des élèves.

Cet enseignant à l’École secondaire d’éducation internationale McMasterville estime que le ministère a été un peu trop rapide sur la gâchette, en décidant d’annuler cette partie importante de l’examen.

Cet avis n’est toutefois pas partagé par un autre prof d’histoire, Marc-André Lauzon, qui estime que le ministère n’avait pas vraiment le choix d’annuler cette question puisqu’il y a eu bris de confidentialité. Cet enseignant, qui a déjà analysé la correction des examens d’histoire à la commission scolaire des Navigateurs, confirme toutefois que plusieurs élèves arrivent à obtenir la note de passage grâce à cette question à développement.

Pétition en ligne

Par ailleurs, des élèves qui s’opposent à la décision du ministère ont mis en ligne une pétition qui avait recueilli plus de 10 000 signatures vendredi après-midi.

"Ç'a fait couler certains d'entre nous et je trouvais ça un peu injuste", a expliqué au Journal un des auteurs de la pétition, qui a réclamé l'anonymat.

Les élèves signataires proposent au ministère quatre solutions pour éviter une baisse des résultats: garder la question no 22, donner tous les points de la question aux élèves, offrir la note de passage à ceux qui échouent à la suite de l’annulation de la question ou encore offrir une reprise facultative de l’examen.

Le ministère de l’Éducation a indiqué vendredi qu’aucun changement n’est prévu pour le moment.

Pour consulter la pétition, cliquez ici.