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Grand Défi Pierre Lavoie: les enfants appuient leurs idoles

Les cyclistes du Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL) qui bat son plein jusqu’à dimanche ont eu droit à une vague d’énergie.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Les cyclistes du Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL) qui bat son plein jusqu’à dimanche ont eu droit à une vague d’énergie.

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Pierre Lavoie s’attendait à ce que le passage de son Grand Défi dans la région de Québec soit mémorable en raison de la présence de milliers d’enfants le long du parcours. Il avait vu juste.

Les cyclistes du Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL) qui bat son plein jusqu’à dimanche ont eu droit à une vague d’énergie authentique par ceux qu’ils inspirent durant le tracé de 78 km qui partait de la Côte-de-Beaupré jusqu’au parc du Grand-Héron, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, vendredi matin.

Une vingtaine d’écoles de Château-Richer, L’Ange-Gardien, Boischatel, Beauport, Charlesbourg, Neufchâtel, Shannon et de la destination finale de cette étape ont profité du beau temps pour afficher leurs plus belles couleurs.

«C’était wow! C’était inattendu! On savait que les écoles s’étaient préparées, et c’est le fun, car ça donne tout un sens à cette étape-là parce que les cyclistes pédalent pour les enfants. Les enfants avaient tous préparé des slogans d’encouragement sur des pancartes.

«Sans le savoir, les enseignants sèment dans la tête des jeunes quelque chose. C’est plaisant de les voir engagés pour le Grand Défi aussi. Les jeunes font les cubes, ils voient les cyclistes et le lien entre cela. C’est précieux pour le futur», a réagi le cofondateur de l’événement après avoir complété le parcours.

Après ce passage dans la Vieille Capitale, le convoi cycliste s’est rendu à Saint-Marc-des-Carrières en passant par Portneuf avant d’atteindre Louiseville en soirée. La ville de Terrebonne constituait l’arrêt final de cette deuxième journée au terme d’un périple de nuit.

Des côtes domptées

Avant de débarquer à la Côte-de-Beaupré, les participants avaient fait mentir Pierre Lavoie en domptant la route 381 tant crainte entre La Baie et Baie-Saint-Paul en raison de ses nombreuses côtes représentant plus de 1500 m d’ascension.

Le triathlonien croyait que la moitié des cyclistes de cette étape poserait un pied au sol, la veille. C’était mal connaître les athlètes les plus aguerris du GDPL. «Au moins 90 % d’entre eux se sont rendus en haut. Ça m’a surpris. Mais ils ont fait des zigzags. J’ai la preuve sur vidéo!» a-t-il rigolé.

N’empêche que la réussite de l’étape la plus difficile de l’histoire du GDPL a repoussé les limites pour de futurs parcours.

«C’était un bon test pour nous qui nous montre qu’on peut aller à peu près n’importe où. Dans les équipes, il y a toujours un ou deux cyclistes qui sont assez forts pour s’occuper de ces étapes (difficiles). Ce sont des défis pour eux. Le fait d’être cinq par équipe équilibre les forces», a souligné M. Lavoie.

En bref

Victime de frissons après avoir atteint le sommet des montagnes vers Charlevoix, Pierre Lavoie a dû abandonner. Il avait souffert de symptômes semblables il y a deux ans à cause de la pluie.... Les yeux seront rivés aujourd’hui sur Saint-Jean-sur-Richelieu qui accueillera 8000 cyclistes dans le cadre de la quatrième édition de La Boucle.

Des aînés actifs plus que jamais

Guy Lussier et Hélène Jutras ont toujours le cœur jeune. À 71 et 68 ans respectivement, ils figurent parmi les doyens de la huitième édition du Grand Défi Pierre Lavoie.

Ces deux membres de l’équipe de la FADOQ ont complété leur périple initial de la randonnée de 1000 km en étant accueillis par les jeunes de l’école primaire Jacques-Cartier-Saint-Denys-Garneau.

Bière à la main, le septuagénaire savourait pleinement ces premiers kilomètres parcourus sous un soleil de plomb en s’entretenant avec le représentant du Journal dans la caravane de l’équipe.

«C’est bien important. Il faut remettre des électrolytes dans le corps un peu! J’aime profiter de la vie et je ne sacrifierai pas ma qualité de vie pour faire du sport. Je fais attention, je vis normal. C’est plaisant de bouger et c’est plaisant de relaxer.

«Je dirais que je suis chanceux d’avoir eu des gênes à ma naissance qui m’ont favorisé physiquement. J’ai toujours aimé bouger, mais je n’avais jamais relevé de défi comme celui-là avant. L’an passé, je l’ai fait pour la mise en forme, et là, c’est pour la cause, que j’aime beaucoup», a témoigné le résident de Sutton, qui prévoyait rouler aux côtés de sa famille à La Boucle, aujourd’hui.

Une journée pour le GDPL

Sa participation au GDPL l’a d’ailleurs motivé à mettre sur pied une journée intergénérationnelle d’activités sportives le 20 août prochain dans sa ville. Tous les profits iront au GDPL.

Sa partenaire trois ans plus jeune (elle aura 69 ans dans deux semaines) affirme aussi que l’activité physique a toujours occupé une grande place dans sa vie. «Je n’ai jamais arrêté de m’entraîner. Nous sommes une famille de sportifs. Il n’y a pas d’âge pour faire de l’activité physique et l’important est que chaque personne ait ses petits défis», a raconté la dame établie à Victoriaville. Mme Jutras et la conductrice de la caravane, Sophie, ont ensuite bien résumé le sentiment qui habite l’équipe d’aînés. «Nous avons la meilleure équipe. On a la sagesse et la tranquillité!»

Bouchard de l’aventure

Par ailleurs, l’entraîneur-chef des Cataractes de Shawinigan, Claude Bouchard, a réussi son pari de participer à l’événement pour la première fois. Seul membre de la confrérie de la LHJMQ, le Jonquiérois roule sous les couleurs de la commission scolaire qui l’emploie lorsqu’il enseigne en éducation physique.

«C’est une autre sorte d’adrénaline. Je vais peut-être me servir de certaines situations du week-end auprès de mes joueurs», a dit celui qui s’est tapé 1300 km en préparation malgré des derniers mois passablement chargés.