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Steve Bossé vit son rêve dans l’UFC

Il grimpe les échelons dans cette organisation et dit mieux gérer ses émotions

Steve Bossé vit son rêve dans l’UFC
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse

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Après avoir fait la pluie et le beau temps dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), Steve Bossé grimpe maintenant les échelons au sein de l’Ultimate Fightning Championship (UFC).

Après avoir fait la pluie et le beau temps dans la Ligue nord-américaine de hockey, Steve Bossé grimpe maintenant les échelons au sein de l’Ultimate Fightning Championship (UFC).

Depuis ses débuts en arts martiaux mixtes, Bossé affiche un dossier de 11-2 (1-1 à l’UFC). Il a signé neuf victoires par K.-O., dont une par soumission, grâce à une clé de cheville.

«J’ai adoré mon cheminement au hockey, mais c’est vraiment derrière moi», a raconté celui qui a disputé son dernier match avec les Prédateurs de Laval en 2014-2015 après cinq ans d’absence. En 187 parties dans la LNAH, il a passé 1251 minutes au cachot.

«Le hockey m’apporte un bagage d’expérience, notamment au niveau de la préparation mentale. J’ai plus de 220 duels sur la glace, je peux maintenant mieux gérer mes émotions», a précisé The Boss.

Pour son troisième rendez-vous dans l’UFC, l’athlète de 34 ans croisera le fer avec l’expérimenté Américain Sean O’Connell (17-7), samedi soir à la Place TD d'Ottawa.

«C’est un guerrier, un tough, un gars qui aime échanger. Il semble frapper lourd, mais je pense être plus rapide que lui. Moi aussi, je frappe fort. C’est un face-à-face parfait. Les amateurs seront les grands gagnants.»

Avant MacDonald

Le choc sera présenté sur la carte principale du gala UFC Fight Night. Le Canadien Rory MacDonald, qui s’entraîne au Tristar Gym de Montréal, fera les frais de la finale contre l’Américain Stephen Thompson.

«Je grimpe tranquillement dans les classements, a souligné Bossé. Je suis rendu 25e ou 26e chez les 205 lb [poids mi-lourds]. Mon adversaire est 23e ou 24e, alors on s’approche. J’y vais au jour le jour, combat par combat. Je vis un rêve en ce moment. Je veux voir jusqu’où je peux me rendre au sein de l’organisation.»

À sa première sortie officielle avec l’UFC, le natif de Saint-Jean-sur-Richelieu s’était incliné en 29 secondes face au Brésilien Thiago Santos, en juin 2015, et ce, après avoir savouré huit gains consécutifs. Bossé s’est repris de belle façon, en mars dernier, liquidant l’Australien James Te Huna en moins d’une minute.

«Chaque fois que je monte dans l’octogone, je veux que les gens se disent: “wow, j’ai aimé Steve, il a vraiment donné un bon combat et il était le fun à voir”. Je me présente pour que ça cogne et je veux des knock-outs.»


Bossé ne sera pas le seul Québécois en action à Ottawa. Olivier Aubin-Mercier, Patrick Côté et Valérie Létourneau seront de la carte principale, tandis que Jonathan Meunier sera des combats préliminaires.