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Inséparable de son pitbull

Un jeune autiste de six ans est rassuré et apaisé par la présence de sa chienne Maysun

Pitbull
photo courtoisie Le petit Te-Jay et Maysun partagent de nombreux moments du quotidien. La mère du jeune garçon affirme que la chienne est d’une aide précieuse pour son fils.

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Une mère de Québec ne peut concevoir l’idée de se départir de sa chienne pitbull qui apporte tous les bienfaits de la zoothérapie à son jeune fils autiste.

«Mon petit garçon va perdre sa meilleure amie en janvier. Elle est tout pour nous. Que vais-je lui dire, quand on va venir lui enlever son point de repère? On est anéantis», se désole Kacey Émond, la mère de Te-Jay, un jeune garçon autiste de 6 ans.

La jeune mère de famille lance un véritable cri du cœur. Elle considère sa chienne pitbull, Maysun, âgée d’un an et demi, comme un cadeau du ciel dans la vie de son fils. «Elle le réconforte, lorsqu’il est stressé, qu’il fait ses crises d’anxiété ou des terreurs nocturnes», explique Mme Émond.

Véritable complice

Selon elle, Maysun est une véritable complice pour Te-Jay. «Ça vient naturellement. Elle va à ses côtés», poursuit-elle.

Pour aider son fils au quotidien, elle voulait d’abord accueillir un chien d’assistance. «On s’est rendu compte que ça ne donnerait rien. Maysun remplit ce devoir à la perfection», observe-t-elle.

Que ce soit pour jouer ou pour traverser une nouvelle étape de sa vie, Te-Jay réussit à le faire grâce à sa chienne.

«Le moindre dérangement dans la vie d’un enfant autiste provoque de gros problèmes de comportement, souligne la mère. Mais chaque fois que Maysun était là, ç’a aidé. Quand il a commencé l’école, elle l’a accompagné à l’autobus. Des fois, elle voulait même le suivre.»

Revirement de situation espéré

Mme Émond espère de tout cœur un revirement de situation.

«Il (Régis Labeaume) ne se rend pas compte des dommages que ça fait dans la vie des gens. Ceux qui ont des bons chiens, ça va briser leur famille», poursuit-elle. Elle indique avoir suivi des cours de dressage, en plus de faire suivre sa chienne par un vétérinaire à gros prix, pour des problèmes de peau. «Je suis un bon maître, je suis responsable», martèle-t-elle.

Elle assistera à la manifestation du 4 juillet prochain, devant l’hôtel de ville de Québec. Elle espère que le maire révisera sa position, la seule option pour sauver sa chienne, selon elle.

«Sinon, je me dis: “Vais-je la faire euthanasier?” Je ne peux pas la donner et prendre le risque qu’elle se fasse maltraiter», termine-t-elle.


Pitbulls bannis

« Le maire sera probablement obligé de reculer »

 
Le maire Labeaume devra revenir sur sa controversée décision de bannir les pitbulls dès janvier 2017, croit Anne Guérette, de Démocratie Québec.
 
«L’histoire des pitbulls, c’est le reflet parfait de sa façon de gouverner; on décide sur deux ou trois variables en 24 heures et on impose son idée. Ça ne tient pas la route et il devra retravailler sa décision», a dit Anne Guérette en marge de l’annonce de sa candidature à la chefferie de Démocratie Québec.
 
Selon elle, il aurait été plus approprié d’analyser la possibilité de permis ou de licences de dressage pour posséder cette race de chien. «On est en train de générer une crise et il va falloir recommencer. Et le maire, il sera probablement obligé de reculer. Son annonce ne tient pas la route», a-t-elle martelé. Démocratie Québec doit d’ailleurs se prononcer sur le sujet lors de la séance du conseil municipal, ce soir.
 
En désaccord avec les menaces
 
Mme Guérette a toutefois dit être en désaccord avec les propos menaçants qu’a reçus le maire Labeau­me dans ce dossier.
 
«On a le droit de ne pas être d’accord, mais le manque de respect et les menaces, c’est inacceptable, indique-t-elle. Cette décision a vraiment choqué, on peut comprendre, mais le respect est fondamental et je ne cautionne pas les gens qui sont allés trop loin.»
 
La conseillère a également indiqué ne pas être au courant de la sécurité renforcée depuis, autour du maire, alors que huit policiers y seraient assignés. 
 
«C’est lui qui sait ce dont il a besoin pour sa sécurité.»