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Johnson enfin champion

L’Américain de 31 ans remporte son premier tournoi du Grand Chelem avec brio

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Photo AFP Après avoir connu plusieurs déceptions dans les tournois du Grand Chelem, Dustin Johnson a pu enfin étreindre le trophée emblématique de l’Omnium des États-Unis.

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OAKMONT | Enfin! Dustin Johnson peut rayer son nom de la liste des joueurs d’impact n’ayant gagné aucun tournoi du Grand Chelem.

Trois jours avant son 32e anniversaire de naissance, l’Américain a remporté le 116e Omnium des États-Unis, hier, sur les allées du test suprême américain, le club Oakmont.

Johnson a conclu le tournoi avec une fiche cumulative de -4 et mis la main sur le trophée qu’il convoitait depuis si longtemps et qui lui a glissé entre les doigts dans une finale dramatique l’an dernier.

S’il avait alors tout de même soulevé un trophée, son petit bonhomme Tatum à la sortie du vert sur lequel il avait effectué trois roulés pour échapper la victoire, cette fois il s’est offert une session photo avec sa brillante pièce métallique et toute sa petite famille pour la fête des Pères sous de chauds applaudissements.

Démons domptés

«Je plane. Après l’histoire de l’an dernier, revenir cette année et performer comme ça, ça prouve quel genre de golfeur je suis. C’est incroyable», a exprimé, soulagé, celui qui avait la réputation de ­s’effondrer dans les moments ­importants.

«C’est une tonne de pression en moins sur mes épaules», a-t-il ajouté, le sourire fendu jusqu’aux oreilles en fin de soirée.

«Je crois que c’est bien mérité après tout ce que j’ai traversé dans les tournois majeurs dans ma carrière. J’ai cogné à la porte plusieurs fois, a raconté celui qui a trop souvent terminé dans le top 5 en situation de Grand Chelem. Finalement, gagner un majeur, c’est énorme. Ça me donnera plus de confiance dans tous les majeurs, parce que je sais que je peux gagner.»

«DJ» a dompté ses démons et fait preuve de sang-froid sur le retour vers le pavillon. Il a d’abord grugé l’avance de quatre coups que s’était forgée l’Irlandais Shane Lowry en troisième ronde.

Pénalité

Et quand il a pris les devants, les officiels l’ont affligé d’une mauvaise nouvelle, la possibilité de lui octroyer un coup de pénalité pour avoir fait bouger sa balle sur le vert du cinquième trou (voir autre texte).

Il a traversé la tempête la tête haute et s’est offert une ronde finale de 69, sept coups de mieux que Lowry, qui a peiné en ramenant une carte de 76, bonne pour le second rang dans une triple égalité avec Jim Furyk et Scott Piercy.

«Ce n’est plus important maintenant, a soutenu Johnson à propos de la pénalité d’un coup qui lui a été imposée en fin de ronde. Je suis content que ça n’ait aucune incidence, sinon ça aurait été épouvantable. Je ne crois pas avoir fait bouger la balle.»

Johnson aurait pu revivre de vieux souvenirs du Championnat de la PGA à Whistling Straits en 2010. Il avait à l’époque écopé d’une pénalité pour avoir touché le sable en ronde finale. Une ­pénalité fatale.

En succédant à Jordan Spieth, ­l’Américain n’a pas volé son titre. Il a présenté des statistiques époustouflantes sur un parcours difficile. Il a envoyé 64 % de ses coups de départ dans l’allée et il a atteint 76 % des verts en coups réglementaires.

Il aura à défendre son titre l’an ­prochain au club Erin Hills.


Sergio Garcia a terminé dans le top 5 de l’Omnium américain une troisième fois.

Seulement quatre golfeurs ont affiché un dossier sous la normale à ce ­championnat.