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Montréal sort sa griffe

Montréal sort sa griffe
Photo Courtoisie Alex Paillon

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Une nouvelle marque de vêtements féminins confectionnés à Montréal verra le jour mercredi : issue du domaine des arts visuels, l’artiste Marie-Andrée Wallot, également passionnée de mode, a décidé de lancer sa propre collection.

24h : Comment vous est venue l’idée de lancer votre propre marque de vêtements confectionnés à Montréal, intitulée «Wallo» ?

Marie-Andrée Wallot (M.W.) : «L’été passé j’avais envie de trouver des vêtements me ressemblant plus, je n’en trouvais pas. Je n’ai pas de formation au niveau du vêtement mais j’aimais en créer comme ça, mon conjoint me voyait faire et m’a dit : “Si je les voyais en magasin, je les achèterais”. Je me suis ensuite lancée, il y a 10 mois.»

24h : Pourquoi avoir choisi de travailler avec de la soie ?

M.W : «J’ai fait des essais d’imprimés sur du synthétique et je trouvais que ça ne rendait pas justice à mon travail. La soie donne un aspect plus profond et permet un mouvement toujours fluide. Tu regardes un vêtement synthétique, il fait des cassures, tandis que la soie, c’est comme de l’eau. Elle est d’ailleurs extensible, avec 10% d’élasthanne.»

24h : Quelles sont vos inspirations et à quelles femmes s’adresse cette collection intitulée «Stand up» ?

M.W. : «J’adore les mélanges culturels, mon inspiration ce sont les femmes du monde. Montréal c’est ça, les gens viennent de partout : on est une culture plus riche quand les gens viennent de partout. J’ai pensé ces vêtements pour toute femme qui a envie de s’affirmer, que ça rock un peu, c’est sûr que quelqu’un qui veut être discret ne mettra pas mes robes.»

24h : Comment se passe le processus de création et de confection ?

M.W. : «Je travaille en collaboration avec Les Ateliers à façon à Montréal. Je ne voulais pas que ce soit artisanal, je voulais que ce soit pro comme couture. De mon côté, je pense à la structure de mon vêtement et je dessine à la main, puis je vais plus loin avec l’ordinateur, je joue avec les dessins, les couleurs... Ce sont presque des tableaux. La soie vient d’Ontario, je fais imprimer là-bas.»

24h : Est-ce évident de créer local, côté budget ?

M.W. : «Je fais des vêtements pour les femmes et un domaine où les femmes ont souvent été et sont encore mal payées, c’est celui de la couture. Pourquoi créer des vêtements pour des femmes et abuser de celles qui les cousent? Aller en Chine, ce serait un peu ça. Je suis très fière que ce soit fabriqué ici : oui ça coûte cher, c’est beaucoup d’investissement mais je pense qu’il y a un public pour ça. C’est une économie que tu fais marcher et c’est écologique.»


 
Lancement de la marque Wallo
22 juin de 10h à 18h au 3e étage de la Maison Ogilvy en présence de Marie-Andrée Wallot
Les vêtements y seront présentés durant trois semaines.
Précommandes sur place, ou en ligne dès juillet : wallo.ca