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En attendant la retraite, les baby-boomers achètent des chalets pour les louer

En attendant la retraite, les baby-boomers achètent des chalets pour les louer
Photo d'archives

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De plus en plus de nouveaux propriétaires de chalets ou de maisons de campagne planifient louer leur propriété toute l’année ou une partie de l’année, selon un récent sondage mené auprès des courtiers RE/MAX au Canada.

Au Québec, on a observé la plus grande tendance en ce sens dans la région des Cantons de l'Est, a soutenu Sylvain Dansereau, vice-président à la direction de RE/MAX Québec.

Ces acheteurs veulent saisir les occasions qui se présentent et louer leur chalet avant de prendre leur retraite dans les cinq à dix prochaines années.

Le phénomène serait attisé par l’émergence de sites web de location saisonnière qui facilitent les contacts entre propriétaires et locataires. Les jeunes âgés de 18 à 34 ans sont les plus susceptibles de louer une résidence secondaire, alors que 48 % d’entre eux ont passé du temps dans un chalet ou une maison de campagne dans les deux dernières années.

Le marché est aussi stimulé par les baby-boomers qui ont acheté des propriétés aux États-Unis au moment où les prix de l'immobilier y étaient comparativement faibles. Ils revendent maintenant à profit et réinvestissent au sein du marché canadien.

La faiblesse du dollar canadien par rapport au dollar américain incite également les Canadiens à prendre leurs vacances au pays plutôt que de voyager à l'étranger. Certains d’entre eux choisiront de louer un chalet près de chez eux pour la saison.

Dans certaines régions, telles que Mont-Tremblant, qui bénéficient d’une renommée internationale, RE/MAX dit aussi constater un retour des acheteurs étrangers, surtout américains.

Des prix variés
RE/MAX a aussi dévoilé les prix moyens payés par les acheteurs pour acquérir un chalet.

Comme on peut s’en douter, les prix varient selon l’accès à un plan d’eau ou non, la région, la municipalité et ses attraits.

Dans la région des Laurentides, les petits chalets de type classique à moins de 300 000 $ comptent pour la majeure partie du marché des propriétés récréatives.

Les propriétés situées près des pistes de ski, à Mont-Tremblant, se vendent toutefois en moyenne 1,1 million $. Les prix chutent drastiquement pour une propriété éloignée des pistes de ski et non riveraine, pour une moyenne de 278 000 $.

Dans les Cantons de l’Est, RE/MAX observe une forte demande pour les copropriétés et les propriétés de plus de 500 000 $ offrant un accès rapide aux activités récréatives ou situées dans des lieux plus vastes et plus isolés.