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Un pont couvert centenaire soulevé et déplacé sur 200 pieds

La structure de plus de 140 pieds de long pèse 200 000 livres. C’est un système de poutres de roulement qui a permis de le faire passer de son socle aux berges de la rivière ou il reposera pendant les travaux de réfection.
Photo courtoisie, Héneault et Gosselin La structure de plus de 140 pieds de long pèse 200 000 livres. C’est un système de poutres de roulement qui a permis de le faire passer de son socle aux berges de la rivière ou il reposera pendant les travaux de réfection.

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GRANDE-VALLÉE | Un pont couvert centenaire a été soulevé, puis déplacé de 200 pieds, sur les berges de la rivière Grande Vallée en Gaspésie.

Construit en 1923, le pont couvert Galipeault, une structure de 44 mètres de long par 3 mètres de haut avait besoin d’une cure de rajeunissement. Pour qu'elle puisse se réaliser, l’entreprise spécialisée en sous-œuvre Héneault et Gosselin a dû entreprendre la tâche aussi spectaculaire que délicate de soulever, puis de déplacer le pont couvert.

«La principale difficulté de ce projet était les conditions climatiques à tenir en compte avec le phénomène des marées et du courant d’eau. Il a fallu s’ajuster en fonction du courant de l’eau. Par exemple, les huit travailleurs impliqués devaient porter une veste de flottaison en tout temps. C’est encombrant, mais ça assure la sécurité du déroulement des travaux», explique Yannick Michaud, ingénieur pour le projet du soulèvement et du déplacement du pont Galipeault, projet qui aura pris toute la semaine à se réaliser.

«Il aura fallu d’abord mobiliser l’équipe et les équipements en provenance d’un peu partout au Québec à Grande-Vallée. Ensuite, nous avons effectué la mise en place de caissons de soulèvement capable de supporter 200 000 livres, explique M. Michaud. Puis, on a intégré des poutres de roulement, pour faire en quelque sorte rouler le pont jusqu’à la berge», poursuit l’ingénieur en comparant le pont à un gros wagon installé sur des rails.

Pendant le déplacement effectué en fin de journée jeudi, une vingtaine de curieux étaient à l’affût pendant que les ouvriers faisaient passer le pont de son socle à la rive, sur une distance de 200 pieds.

Il y reposera pendant toute la durée des travaux de réfection qui seront effectuées cet été.

«C’est un travail de minutie, presque artisanal, pour ce type de construction», précise l’ingénieur de l’entreprise spécialisée en sous-œuvre Héneault et Gosselin qui laissera la place à l’entrepreneur général responsable de rajeunir le pont dans les prochaines semaines pour revenir le poser sur son socle à la fin de l’été. Au total, la réfection et les déplacements du pont couverts nécessiteront un investissement de 700 000 $.