/misc
Navigation

Courrier des lecteurs du 25 juin 2016

Coup d'oeil sur cet article

Great !

Les grands de ce monde ont enjoint les «Royaume-Uniens» à rester dans l’Union européenne. D’autres ont dit qu’ils paieraient cher une éventuelle séparation. Même le premier ministre Justin Trudeau y est allé de ses recommandations avisées (en pensant sûrement au Québec).

Mais malgré les risques de crise politique, de crise économique, de chômage accru, les «Royaume-Uniens» ont décidé de partir. Quel courage indomptable! Churchill serait fier! Rien n’importe plus à leurs yeux que la souveraineté complète retrouvée. En ce (lendemain de) 24 juin, jour de la fête nationale, les Québécois timorés devraient en prendre de la graine.

Quand la grande île sera vraiment séparée de l’UE, la langue anglaise perdra vraisemblablement son statut dominant au sein de cette dernière. Les répercussions positives se feront alors sentir non seulement en Europe, mais dans le monde entier. C’est de bon augure pour la langue de Molière et la francophonie.

Sylvio Le Blanc

 


Claude Jean Devirieux, la vérité comme fer de lance

Parmi les nombreux événements qu’a couverts le journaliste Claude Jean Devirieux, nul doute que ce qu’il a qualifié lui-même de «lundi de la matraque», le 24 juin 1968, fait partie des plus percutants. Et, par le fruit du hasard, c’est à quelques heures d’un 24 juin, date marquante dans sa vie de journaliste, que Claude Jean Devirieux a rendu son dernier souffle, libéré d’un long cancer envahissant, après avoir demandé l’aide médicale à mourir.

Du haut de ses 5 pieds et 2 pouces, ce «grand» reporter aura su insuffler un style direct, dénué de toutes «fioritures galantes» au risque de créer des remous chez ses patrons, telle son exclusion de l’équipe qui devait couvrir les élections fédérales de 1968, une décision qui provoqua le retrait solidaire des autres membres de l’équipe. Ce soir-là, à Radio-Canada, il n’y a pas eu de couverture de la soirée électorale à partir de Montréal.

Et pourtant, Claude Jean Devirieux ne raconte que la vérité. Devant les policiers qui chargent les manifestants, il ne mâche pas ses mots en ondes: «Et puisque l’on m’a dit de raconter ce que j’ai vu, j’ai vu des policiers perdre leur contrôle et frapper de façon sauvage», pendant que le chef du PLC, Pierre-Elliot Trudeau, demeure froid devant la grogne des manifestants.

Pour plusieurs jeunes reporters qui faisaient leurs armes, Claude Jean Devirieux aura été un mentor inestimable. Pour la presse, un journaliste pour qui la vérité incarnait son fer de lance. Chapeau à vous, M. Devirieux... et mission accomplie avec droiture et professionnalisme!

Henri Marineau