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Ils veulent dessaler l’eau pour abreuver la planète

Deux étudiants québécois ont inventé une machine pour rendre l’eau de mer potable

Dragan Tutic et Renaud Lafortune procéderont à des essais de la 3e génération de leur invention à Portland dans le Maine dans quelques jours et visent la commercialisation de leur mécanisme de dessalement des eaux dans les Caraïbes en 2017.
Photo courtoisie Dragan Tutic et Renaud Lafortune procéderont à des essais de la 3e génération de leur invention à Portland dans le Maine dans quelques jours et visent la commercialisation de leur mécanisme de dessalement des eaux dans les Caraïbes en 2017.

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JOLIETTE | Deux étudiants québécois ont inventé une machine capable de rendre l’eau de mer potable pour deux fois moins cher. Leur ambition est de désaltérer le monde, rien de moins.

Renaud Lafortune et Dragan Tutic, deux futurs ingénieurs qui étudient à l’Université de Sherbrooke, ont mis au point une machine capable de dessaler l’eau de mer avec l’énergie des vagues, ce qui réduit de beaucoup les coûts.

Actuellement, la plupart des machines d’usines de dessalement utilisent du pétrole, l’énergie solaire ou éolienne pour rendre potable l’eau de mer.

Les deux étudiants travaillent sur leur machine depuis 2012. Elle permet de produire 10 000 litres d’eau potable chaque jour, de quoi approvisionner un village de 2000 habitants.

«Plus de 50 % de la population mondiale vit à proximité de la mer. L’eau salée contamine de plus en plus les nappes phréatiques des zones côtières. Notre système coûte deux fois moins cher que toutes les autres technologies tant pour son installation que pour son fonctionnement.

«Notre marché est pour toutes ces communautés», dit Renaud Lafortune.

Renaud Lafortune, Inventeur
Photo d'archives
Renaud Lafortune, Inventeur

Zones sinistrées

Transportée avec un petit bateau à 1 km de la terre ferme, la machine qui a trois mètres de diamètre serait fort utile lors de catastrophes naturelles.

«Notre module flottant peut être installé en moins de quelques heures avec deux hommes et envoie presque immédiatement de l’eau potable le jour même de son installation. Nous visons les zones touchées par des tsunamis ou des tempêtes tropicales comme celles des Caraïbes ou des Maldives qui ont un besoin criant d’eau potable lors de catastrophes naturelles, fréquentes dans ces coins du monde», ajoute l’ingénieur junior de 25 ans.

Le module produit de l’eau potable toutes les 5 secondes par osmose inversée grâce à des membranes déjà accessibles sur le marché.

Le système est livré avec des pompes intégrées qui acheminent l’eau potable vers les berges.

«Un minimum de mouvement des vagues est nécessaire pour le fonctionnement du système», indique M. Lafortune.

«Notre engin a d’ailleurs été testé avec la majorité des régimes de vagues du monde entier et, à titre d’exemple, il est plus fiable que le vent dont ont besoin les éoliennes», souligne-t-il.

Des prix prestigieux

Les deux jeunes hommes ont déposé un brevet américain afin de protéger leur œuvre.

Ils ont remporté le grand prix 2016 des Offices Jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), remis à l’Assemblée nationale le 31 mai dernier par le premier ministre Philippe Couillard et la bourse Pierre Péladeau de 50 000 $, le 12 mai.


Oneka technologies : Oneka signifie « eau » en langue mohawk

Performance : 10 000 litres d’eau potable par jour pour chaque module
 
Alimentation : Couvre les besoins de 2000 habitants par jour pour chaque module
 
Dimension du module : Environ 3 mètres
 
Poids : 1 tonne soit environ 1000 kilos
 
Procédé : Dessalement de l’eau salée par osmose inversée
 
Coût proposé : 100 000 $
 
Disponibilité du module : 2017
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