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L'agresseuse sexuelle alléguée n'a pas pu s'empêcher de rire

La jeune femme a paru très amusée par plusieurs faits énoncés par un policier

Roxanne Auger-Lapointe, 21 ans, devrait savoir mercredi si elle pourra retrouver sa liberté.
Photo Facebook Roxanne Auger-Lapointe, 21 ans, devrait savoir mercredi si elle pourra retrouver sa liberté.

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Malgré les 82 chefs d’accusation qui pèsent sur elle, l’agresseuse sexuelle alléguée de Saint-Jérôme a passé une partie de la journée à rire pendant qu’on résumait la preuve devant elle.

Roxanne Auger-Lapointe, 21 ans, était de retour devant le juge lundi dans l’espoir d’obtenir sa liberté.

Accusée d’avoir agressé sexuellement 23 mineures depuis les trois dernières années, la jeune femme a eu le sourire aux lèvres presque tout l’avant-midi pendant que la couronne présentait une partie de sa preuve.

En raison d’une ordonnance de non-publication accordée d’emblée par le juge Jean Sirois, tous les faits racontés en cour ne peuvent être divulgués dans les médias. La procureure de la couronne, Me Caroline Lafleur, s’oppose à sa remise en liberté.

Pendant que le sergent-enquêteur de la Sûreté du Québec Christian Lévesque témoignait, l’accusée le regardait et semblait l’écouter attentivement. Or, elle a paru très amusée par plusieurs faits énoncés par le policier.

Elle riait toute seule

Auger-Lapointe n’a visiblement pas été capable de se retenir; elle riait toute seule dans le box des accusés.

Parfois, elle regardait ses proches dans la salle et elle hochait la tête de gauche à droite. Incapable de cesser de rire, la principale intéressée s’est avancé la tête entre les jambes et a posé son front sur la paume de ses mains à quelques reprises.

Elle a également regardé vers sa famille et a chuchoté: «Ça n’a pas d’allure», tout en riant pendant le témoignage du sergent-enquêteur.

Dans l’après-midi, c’était au tour de la défense de présenter sa preuve pour convaincre le juge de remettre Roxanne Auger-Lapointe en liberté. Quand son avocat Pierre Teasdale parlait, l’agresseuse sexuelle alléguée était beaucoup plus calme et sérieuse. Elle n’a montré pratiquement aucune émotion.

Près des écoles

La jeune femme sera de retour en cour mercredi, où elle devrait savoir si elle sera remise en liberté d’ici à ce qu’elle subisse son procès.

Elle fait notamment face à des accusations d’agression sexuelle, de leurre informatique, d’exhibitionnisme, de contact sexuel, d’incitation à des contacts sexuels et d’exploitation sexuelle.

L’enquête avait permis d’établir qu’elle abordait ses victimes présumées en rôdant à bord de sa Toyota Corolla rouge près des écoles secondaires de Saint-Jérôme et des environs ainsi que sur les réseaux sociaux.