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Le projet de port industriel à Cacouna ravive les craintes des environnementalistes

Le projet de port industriel à Cacouna ravive les craintes des environnementalistes
Photo courtoisie

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QUÉBEC – L’implantation d’une zone industrialo-portuaire à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, suscite l’inquiétude des environnementalistes, qui reprochent au gouvernement Couillard de ne pas avoir retenu les leçons entourant le projet d’oléoduc de TransCanada.

Nature Québec craint les impacts néfastes que pourrait avoir la construction d’un port industriel dans la zone abritant la pouponnière de bélugas du Saint-Laurent, une espèce en voie de disparition.

«Il est aberrant de constater que, deux ans après cette saga du port pétrolier de TransCanada, le gouvernement Couillard récidive avec son projet de favoriser Cacouna comme zone industrialo-portuaire de sa nouvelle stratégie maritime. Cela va à l’encontre de la protection de cet habitat qui constitue la pouponnière des bélugas», a déploré le président de l’organisation, Michel Bélanger.

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, a annoncé la semaine dernière que son gouvernement financera jusqu’à concurrence de 125 000 $ l’élaboration du plan de développement relatif à l’implantation d’une zone industrialo-portuaire à Cacouna.

La participation financière de Québec s’inscrit dans le cadre du plan d’action 2015-2020 de la Stratégie maritime, qui dispose d’une enveloppe de 300 millions $ pour soutenir des projets d’investissements privés dans les zones industrialo-portuaires.

Projet abandonné

La compagnie TransCanada a renoncé à construire un terminal pétrolier à Cacouna dans le cadre de son projet d’oléoduc Énergie-Est. Les impacts appréhendés du projet sur la population de bélugas avaient mené à une levée de boucliers de la part de citoyens et de groupes écologistes.

«Déjà l’été dernier, le gouvernement du Québec avait avancé cette idée, mais nous pensions qu’il avait compris l’importance de protéger cet habitat, surtout que le gouvernement fédéral vient de déposer un projet d’arrêté ministériel pour protéger l’habitat jugé critique pour la survie du béluga du Saint-Laurent», a fait valoir Michel Bélanger.

Nature Québec a tenu à rappeler au ministre D’Amour et au premier ministre Philippe Couillard «leur devoir en matière de protection du béluga et du Saint-Laurent».