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Agresseuse sexuelle alléguée: libérée en attendant son procès

La femme de 21 ans aurait fait 23 victimes mineures

Agresseuse sexuelle alléguée: libérée en attendant son procès
photo courtoisie, POLICE de SAINT-JÉRÔME

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SAINT-JÉRÔME | Après un mois et demi en prison, une agresseuse sexuelle alléguée de 21 ans accusée d'avoir fait 23 victimes mineures a été libérée mercredi, en attendant son procès.

Très attentive, Roxanne Auger-Lapointe était tout sourire lorsque le juge Jean Sirois lui a fait la liste des conditions qu'elle devra respecter pour les prochains mois.

La vingtaine de proches présents dans la salle pour l'appuyer, au palais de justice de Saint-Jérôme, ont quant à eux poussé un soupir de soulagement.

Certaines adolescentes ont même versé quelques larmes de joie dans la salle d’audience.

La femme de 21 ans fait face à 82 chefs d'incitation et de contacts sexuels, d'agression sexuelle et de leurre informatique.

Entre 2014 et le printemps dernier, elle aurait fait 23 victimes alléguées, âgées de 13 à 16 ans.

L’accusée était détenue depuis son arrestation, le 18 mai dernier.

Plus calme

De retour en cour mercredi pour la deuxième journée de son enquête sur remise en liberté, Auger-Lapointe était beaucoup plus calme que lundi.

Alors qu’elle paraissait amusée par les propos du sergent-enquêteur Christian Lévesque en début de semaine, elle semblait prendre les paroles des témoins suivants plus au sérieux mercredi.

Émotive, la jeune femme a même pleuré à deux reprises, pendant les témoignages d’une experte et de sa mère.

Une ordonnance de non-publication nous empêche de divulguer ce qui a été dit à la cour lors de ces deux journées.

Nombreuses conditions

S’il a accepté de remettre l’accusée en liberté, le juge Jean Sirois lui a toutefois imposé de nombreuses conditions.

Auger-Lapointe devra demeurer chez sa mère et respecter un couvre-feu entre 23 heures et 6 heures.

Le juge Sirois lui a interdit de se trouver en présence de filles de moins de 16 ans et à proximité des écoles secondaires.

La jeune femme ne pourra pas non plus utiliser un ordinateur ni aucun réseau social disponible sur internet.

Il lui sera aussi interdit d’entrer en contact avec les victimes alléguées et les témoins qui pourraient être entendus à son procès.

Enfin, le magistrat lui a ordonné de rencontrer un psychologue dès sa sortie de prison, et de le consulter aussi souvent que celui-ci le jugera nécessaire.

Auger-Lapointe reviendra en cour en décembre.