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Bombardier remet à Swiss le premier C Series

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Photo Archives / AFP

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L'avionneur canadien Bombardier devait remettre mercredi à la compagnie Swiss, filiale de Lufthansa, le premier appareil C Series devant exploiter un vol commercial, après 12 années tumultueuses à développer cette nouvelle gamme de moyen-courriers.

L'entreprise a convié la presse à son usine au nord de Montréal pour assister, en début d'après-midi, à la remise du «tout premier avion entièrement conçu pour le marché des avions de 100 à 150 sièges en près de trente ans».

Lancé en 2004 et mis en production dès 2008, le programme C Series a souffert de nombreuses déconvenues, en particulier la crise financière internationale qui a refroidi les potentiels clients, des coûts de développement qui ont doublé à 5,4 milliards de dollars américains, ainsi que des retards successifs faisant que ce nouveau monocouloir va entrer en service trois ans après l'échéancier initial.

Avec ces nouveaux aéronefs, Bombardier entend défier l'hégémonie d'Airbus et de Boeing sur le marché des petits modules avec la famille des A320 pour l'avionneur européen, et celle des 737 pour l'Américain.

L'appareil qui doit être remis à Swiss est un CS100, le plus petit modèle de la nouvelle gamme, avec une capacité de 100 à 130 places et une autonomie de 6100 km.

La compagnie suisse entend réaliser son premier vol commercial avec le nouveau CS100 le 15 juillet entre Zurich et Paris. Outre Paris-Charles de Gaulle, les aéroports de Manchester, Prague et Budapest figureront parmi les premières destinations desservies par le CS100 de Swiss.

Bombardier avait annoncé en décembre l'homologation du ministère canadien des Transports pour le CS100, suivie mi-juin par celles de l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) et de la Federal Aviation Administration américaine (FAA).

Bombardier promet l'avion le «plus silencieux de sa catégorie» avec une économie de carburant de plus de 20 % par rapport aux autres avions du même type et de plus de 10 % par rapport aux appareils remotorisés d'Airbus et de Boeing.

Fragilisé financièrement par le développement de ce programme, Bombardier a reçu fin octobre l'aide du gouvernement du Québec, qui a investi un milliard de dollars américains pour 49,5 % d'une filiale dont la seule activité sera cette nouvelle gamme.

Bombardier a jusqu'ici engrangé plus de 300 commandes fermes, et un potentiel de 800 avec les options pour le CS100 et le CS300 (130 à 160 places), le plus gros C Series, dont l'homologation est toujours attendue.