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Un match piège pour la France

Un match piège pour la France
Photo AFP

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SAINT-DENIS | Ce match sent le piège à plein nez pour l’équipe de France: les Bleus doivent éviter une sortie humiliante de leur Euro dimanche après-midi, en quart de finale, face à la surprenante Islande, qui a ébahi la planète soccer en faisant chuter l’Angleterre.

Il n’y a pas si longtemps, croiser la route des Islandais n’aurait pas donné de sueurs froides au camp tricolore. Mais les Vikings sont devenus les nouveaux chouchous de l’Europe en mettant l’Angleterre à genoux et ils rêvent d’un exploit contre le pays hôte, qui ne peut se permettre de les sous-estimer.

Le monde a appris à prononcer les noms de Kolbeinn Sigthorsson, Gylfi Sigurdsson, Birkir Bjarnason ou Aron Gunnarsson, joueurs-clés de cette équipe rafraîchissante. La fièvre du ballon rond a soudainement gagné l’île nordique de 330 000 habitants, où le maillot de la sélection nationale est en rupture de stock.

Les estimations varient pour savoir combien d’Islandais ont fait le déplacement en France: 10 000, 20 000, 50 000? 30 000 sont en tout cas attendus devant l’écran géant installé à Reykjavik, la capitale, soit 10 % de la population!

« Confiance en soi »

Le bizuth de l’Euro a déjà remporté son pari au-delà de toutes espérances et il va défier la France en n’ayant rien à perdre.

«Lorsqu’on est négligé, il faut user de toutes ses qualités, il faut être détendu et avoir confiance en soi. Je suis persuadé que nous n’avons pas encore vu le meilleur de l’Islande», glisse Heimir Hallgrimsson, dentiste de métier et adjoint du sélectionneur suédois de l’Islande, Lars Lagerbäck.

Pour Lagerbäck, l’important c’est d’entrer sur le terrain en étant convaincu de gagner ce match.

Une façon de mettre un peu plus la pression sur les Bleus, qui savent qu’une élimination à ce stade de l’épreuve et face à un tel adversaire représenterait un échec d’anthologie.

La demi-finale est l’objectif minimum du pays organisateur, qui rêve de rééditer les sacres à domicile de 1984 (l’Euro de Platini) et de 1998 (le Mondial de Zidane).

La France n’a pas atteint le dernier carré d’une grande compétition depuis la Coupe du monde de 2006. Une élimination par l’Islande marquerait une cruelle régression par rapport au Mondial-2014 (défaite en quart de finale contre le futur champion du monde allemand).

Encore faut-il que les joueurs évacuent une pression qui les a paralysés depuis le début de l’Euro et semble être à l’origine de leurs entames de match plus que poussives.

«Jusqu’ici, ils s’en sont toujours sortis, mais à un moment, ça peut ne pas passer», a averti Deschamps samedi.

«Les différences se font au mental», a jugé le capitaine Hugo Lloris.

«On manque peut-être de régularité, d’intensité, mais au final on arrive à gagner les matches grâce au collectif, parfois grâce au changement de système, parfois grâce aux changements de joueurs. C’est la force de cette équipe.»